‹ La philosophie naturelle [microform]Chapitre 103 sur 188 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

On me dit : la mère ne peut atteindre le phénomène, ci pour ce fait on croit pouvoir lui dénier la responsabilité attachée ainsi à l'idée d'une vengeance

possible.

On dit encore : le tremblement de terre n'y peut mais, et n'est par conséquent pas responsable, liant la responsabilité à je ne sais quelle indépendance forgée hors les limites de la nature et décorée du nom pompeux de liberté absolue. Cette liberté, mais

c'est la négation même de la relativité. Elle n'existe que dans le néant et dans le néant nous cessons d'être. Tout est relatif, et nous-mêmes sommes la résultante évidente des circonstances et des antécédants pas plus ni moins que le tremblement de terre de tout à l'heure. C'est ce que le langage exprime en accolant la qualilication morale au mot responsabilité.

La responsabilité doit être dite ?wom/^ comme on parle de temps moral, c'est-à-dire de la durée nécessaire à Taccomplissement d'un acte dans les conditions où il se présente. La responsabilité morale, c'est la responsabilité relative à l'individu et h toutes les circonstances qui lui sont particulières. Ne dit-on pas, et c'est Littré qui parle, que le mot moral, dérivé de mœurs, se rattache au sanscrit ma qui signifie mesurer 1 11 s'applique à l'individu estimé à sa mesure. La responsabilité morale concerne le tréfonds individuel, un être complexe fait de relations de toutes sortes qui échappent souvent à l'observation. On a raison de l'opposer à la respon-

LfVRE II

sabilité matérielle simple et brutale qui se rédui

m trel ' ^^ ^-"«e, appliquée a l'individu

maître de ses propres déterminations dans les lùmtes ^^nposres ,ar sa propre structure^ il y , Uen de d te "-er quelles sont ces limites en cherchant l dSr" ce que Ion entend parla hberté morale.

Liberté morale.

Ce thème a déjà été rencontré en psvchog.e a propos du fonctionnement de Tinteïi.eôce

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DKUXIÈME PARTIE

On médit : la mère ne peut atteindre le phénomène, et pour ce fait on croit pouvoir lui dénier la responsabilité attachée ainsi à l'idée d'une vengeance possible.

On dit encore : le tremblement de terre n'y peut mais, et n'est par conséquent pas responsable, liant la responsabilité à je ne sais quelle indépendance forgée hors les limites de la nature et décorée du nom pompeux de liberté absolue. Cette liberté, mais c'est la négation morne de la relativité. Elle n'existe que dans le néant et dans le néant nous cessons d'être. Tout est relatif, et nous-mêmes sommes la résultante évidente des circonstances et des antécédants pas plus ni moins que le tremblement de terre de tout à rheurc. C'est ce que le langage exprime en accolant la qualilication morale au mot responsabilité.

La responsabilité doit être dite morale comme on parle de temps moral, c'est-à-dire de la durée nécessaire à l'accomplissement d'un acte dans les conditions où il se présente. La responsabilité morale, c'est la responsabilité relative à Tindividu et à toutes les circonstances qui lui sont particulières. Ne dit-on pas, et c'est Littré qui parle, que le mot moral, dérivé de mœurs, se rattache au sanscrit ma qui signiiie mesurer ? Il s'applique à l'individu estimé à sa mesure. La responsabilité morale concerne le tréfonds individuel, un être complexe fait de relations de toutes sortes qui échappent souvent à l'observation. On a raison de l'opposer à la respon-

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sabilité matérielle simple et brutale qui se rédui :Zr''"'' de vu„aire pesée bien^luslt -■

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nia,tre de ses propres déterminations dans les Hontes ""posées ,ar sa propre structure, il y a lieu de d 1 nuner quelles sont ces limites en cherchant à d' fl n ; ce que Ion entend parla liberté morale

Liberté morale.

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