‹ La philosophie naturelle [microform]Chapitre 105 sur 188 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

s'en allant en voyage appela ses serviteurs et leur remit ses biens. Et il donna cinq talents a l'un, à l'autre deux et à l'autre un : à chacun selon ses forces; et il partit aussitôt. Or, celui qui avait reçu cinq talents s'en alla et en trafiqua; et il gagna cinq autres talents. De même celui qui en avait reçu deux en gagna deux autres. Mais celui qui n'en avait reçu qu'un s'en alla et creusa un ti'ou dans la terre et cacha l'argent de son maître. . . ^ Longtemps après le maître revint, et les serviteurs furent rétribués non suivant leur gain, mais suivant la fructifiation relative des fonds confiés àleur gérance. C'est-à-dire suivant leur mleur mesurée au rapport entre les talents et leur produit.

La valeur morale ressort très nettement de cet exemple. Klle est déterminée par le rapport entre les circonstances extérieures et personnelles, hérédité, éducation, intelligence, richesse, etc., où se meut l'individu, etle résultat obtenu parleur mise en œuvre ou parles rapports entre les lalenls confiés et leur produit. On mesure de même la valeur des instruments ou machines de l'industrie au rapport entre le coût et le rendement. ITnsystèmede chauffage est estimé non ;i la chaleur produite, mais au rapport entre celle-ci et les frais causés tant par le combustible que par l'amortissement du capital engagé. De même, un système d'éclairage, et ainsi de

suite.

La valeur d'un individu est, comme sa responsabilité, comme sa liberté, une grandeur relative

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