‹ La philosophie naturelle [microform]Chapitre 106 sur 188 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

proportionnée aux circonstances, une valeur estimée h la mesure de l'individu, une valeur morale en d'autres termes.

La valeur morale étant ainsi précisée, il devient évident que, la dire égale entre les individus c'est soutenir que. placés dans les mêmes conditions tant internes qu'externes, les individus sont aptes à fournir le même rendement. Autrement dit, affirmer l'équivalence morale, c'est soutenir la valeur égale des individualités ramenées à un fonctionnement identique en présence de circonstances identiques.

Si la valeur morale diffère dans la réalité, et nous savons fort bien qu'il est entre les individus de grandes différences, c'est que, pour des raisons tant internes et personnelles, qu'externes et étrangères à l'individu, le fonctionnement diffère. Cela n'entache en rien le principe de l'équivalence qui se trouve être non effectif mais virtuel. 11 en est de même des machines que l'on emploie indifféremment des manières les plus diverses, mais dont la valeur est estimée au rendement virtuel propre à des circonstances exactement déterminées.

Une comparaison va faire mieux comprendre et accepter le fait de l'équivalence. Je l'emprunte à des individualités infimes par rapport aux nôtres : aux cellules dont est composé notre organisme.

On sait que toutes les fonctions et par conséquent toutes les cellules qui composent nos organes, ont leur importance : de la cellule nerveuse, qui dirigera

la modeste cellule épidermique qui protège et à la

Mi

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