‹ La philosophie naturelle [microform]Chapitre 11 sur 188 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

La courbe du phénomène de INirkinje, celle identique de SOS corollaires les phénomènes de .laval et de Macé de Lépinay, apparut en conséquence comme

mesurant des vigueurs ou hauteurs de tension des courants nerveux visuels. -

Genèse des hauteurs nerveuses.

La qualilication de hauteur appliquée aux pliénomènes psychologiques a été primitivement empruntée au langage de lacouslique où l'on distingue les tons bas ou graves des tons hauts ou aigus. Elle appartient aussi au langage visuel où l'on parle sciemment d'objets hauts en couleur pour désigner les radiations de grande longueur d'onde. Il n'est pas jusqu'aux sentiments dont on ne connaisse la hauteur et la bassesse.

Mais à quoi cela répond-il dans le domaine de la physi(iue extérieure ? Il faut pour résoudre ce problème rappeler les données élémentaires par lesquelles on a établi en psychologie la transformation des forces en courant nerveux.

Trois ordres d'appareils transforment les forces extérieures en courants nerveux. *

Les ivnnsïovmiiienvsdi/nanio-éledricjues nerveux correspondent aux appareils que l'industrie appelle brièvement des « dynamos ». Ce sont tous les dispositifs sensoriels du toucher : du banal épiderme où plongent les terminaisons nerveuses tactiles, aux admirables organes de Corti, qui, dans l'oreille in-

terne, président à la transformation nerveuse des vibrations sonores. La hauteur des courants nerveux nés de cette transformation est, l'acoustique le

prouve, une fonction directe et régulière de la rapidité des contacts.

Les transformateurs titermo-électriques nerveux correspondent aux piles thermo-électriques de la physique élémentaire. Ils sont représentés à la surface du corps par toutes les parties de peau ou de muqueuse sensibles aux mouvements de la chaleur, l^a hauteur des courants nés de cette transformation est une fonction directe des degrés de la température.

Enfin les transformateurs chimico -électriques nerveux correspondent aux piles électriques ordinaires. La muqueuse olfactive et la muqueuse gustative en sont les exemples les plus simples. Il faut y joindre la rétine oculaire transformatrice de la lumière en énergie chimique d'abord, et par elle en courant électrique.

Tactile, thermique, ou enfin chimique, quelle que soit donc l'origine du courant nerveux, ce courant, qui est celui d'une seule et môme force, la force électrique nerveuse, et peut s'appeler couleur, saveur, odeur, oueur, toucheur, suivant le lieu de sa pénétration dans la pensée, présente des différences de hauteur. Celles-ci répondent à la rapidité de succession des vibrations tactiles, aux degrés d'élévation de la température, et enfin à l'inverse du pouvoir chimique de la lumière. Elles ne sont en réalité que les quantités plus ou moins grandes de force nerveuse

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