DEUXIÈME PARTIE
plis. « Nos actes sont comme des enfants naissant de nous. Ils vivent d'une vie propre, et leur action va au-delà de notre volonté. Et même des enfants peuvent être étranglés, nos actes jamais: ils sont animés d'une vie indestructible » (G. Elliot). Il est évident qu'un Moïse ou qu'un Alexandre le Grand continuent à vivre dans le retentissement de leurs actes et par la marche^ qui en a été imprimée à la vie des nations. Cela n'est pas moins évident du plus modeste père de famille et du plus simple ouvrier dans les limites et le cercle de leur activité plus restreinte. Nulle vie d'homme n'est perdue, sa portée au contraire est éternelle, telle est la vérité et cela condamne rindifférentisme quel *qn'il soit, résumé dans l'ancienne formule « mangeons et buvons, demain nous mourrons ». Agissons au contraire et agissons pour le bien, car chacun de nos actes, comme leur ensemble et
par conséquent notre individualité elle-même, a une portée infinie.
Le dogme naturel, réellement religieux, de l'immortalité considère l'individu non en lui-même, mais comme un membre passager du corps social, un moment dans l'éternité de l'existence. Loin de distraire les hommes par d'égoïstes préoccupations, il les attache aux saintes maternités. Des pères voués à l'avenir de leurs enfants, des industriels à leurs créations, des savants aux problèmes de leur science, des artistes aux érAotions qu'ils veulent transmettre, tels en sont les fruits. La suprême réconrtpense réside dans les»