‹ La philosophie naturelle [microform]Chapitre 118 sur 188 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

des hommes, soit qu'il les écrase de maux, « car ainsi le veut encore son bon plaisir ». Enfin, dernier argument, il évoque l'idée d'une survivance de lindividualité après la mort pour l'emplir de promesses et de menaces, a car toujours ainsi le veut son bon plaisir ».

Mais laissons ces généralités et poursuivons l'application du fétichisme à l'organisation sociale proprement dite dans ce que l'on appelle la forme du gouvernement.

Dieu continuant son œuvre de bon plaisir institue les pouvoirs publics : patriciat ou monarchie ; il les investit de l'action gouvernementale, donne aux Hébreux David et ses descendants, sanctionne la souveraineté d'un Auguste, d'un Gharlemagne ou d'un Louis XIV, comme celle des roitelets Polynésiens, indiiïéremment « princes par grâce divine ». Il impose les lois par leur bouche et met la force dans tout ce qui émane d'eux : dans leurs armées, u car il est le Dieu des armées » ; comme dans le dernier de leurs gendarmes, « car tout pouvoir émane de Dieu >.

Cridque de la doctrine.

On ne saurait s'arrêtera discuter la fable du Dieu qui parle. Et pourquoi la discuter ? L'artiste-prophèle n'est-il pas inspiré d'une émotion qui lui vient naturellement du jeu de son esprit au contact des

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