DEUXIÈME PARTIE
événements, et cette inspiration ne peut elle être consisidérée comme procédant en dernière analyse du principe primordial que souvent on appelle Dieu ? Quand le prophète dit : « Dieu parle par ma bouche p, il dit vrai, s'il entend éloigner de son esprit toute préoccupation personnelle autre que le souci d'exprimer sa pensée telle que la lui inspirent les circonstances et le point de vue social désintéressé auquel il se place.
Mais l'on comprend aisément les dangers d'erreur attachés à cette méthode de déduction.
11 y a d'abord les erreurs possibles dans le calcul qui rendent les résultats toujours sujets à caution. Car l'esprit se fourvoie aisément dans le dédale des opérations successives nécessaires pour conclure. Les naturalistes acceptent sans doute le procédé scientifique de déduction, et ils en usent comme d'un moyen de découverte, mais ils n'en admettent les résultats que bien et dûment contrôlés par les faits. De même le fétichisme a pu servir de levain et de levier aux « artistes » qui se sont donné la mission d'entr'unir les hommes, et à te titre il a droitau respect. Mais ce respect est relatif, il est subordonné en tout instant au contrôle de la réalité.
Que dire de ce Dieu qui intervient arbitrairement dans le cours des choses, sinon qu'il n'est plus de notre époque, où l'on sait fort bien trouver aux événements leurs causes naturelles ?
Et que dire des peines et récompenses d'une autre vie, que nous n'ayons déjà dit au chapitre précé-