‹ La philosophie naturelle [microform]Chapitre 124 sur 188 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

mais fmitpar entraver la circulation générale et tuer le sujet.

lien est de même quand des administrateurs, oubliant les intérêts de l'œuvre qu'ils administrent, s'enrichissent à son détriment ; quand, dans un état,' les fonctionnaires se multiplient aux dépens du public; et, d'une manière toute générale, quand l'intérêt de l'organe prime sa fonction. Le mal qui naît de cette situation s'appelle « fonctionnarisme », il est assimilable à l'obésité et à la goutte.

Ce mal éclùt dans la société, où chaque individu

est à lafois administrateur et participant de la richesse

commune, toutes les fois que l'individu en retient

une part supérieure à ses nécessités. Il y prend

le nom de capitalisme et doit être décrit comme

les médecins décrivent le chapitre des tumeurs. Tout

le monde les connaît, ces grosseurs, qui poussent

^dans l'intérieur du corps ou à sa surface et y vivent

en parasites, d'une vie propre^' avec une circulation

qui leur est particulière. Il y a de « belles » tumeurs.

réellement très intéressantes et que notre corps arrive à traîner longtemps avec lui. Mais, on le sait, l'organisme en est épuisé, et finit par en mourir.' Ces tumeurs sont pour la plupart des cancers, elles portent en elles-mêmes le germé de la gangrène, un germe qui se propage et tue à brève échéance. Ainsi le capitalisme pourrit 1^ société qui en est atteinte. Il est le mal dont se meurt la société libérale. Vojlà pour les faits, exposés il est vrai en lan-

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