‹ La philosophie naturelle [microform]Chapitre 134 sur 188 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

extérieures. Le même peuple, rompant la suspension et prononçant la validité des lois, les met en état de

veille.

L'état est le défenseur né de la liberté et de la justice, deux noms sous lesquels on a coutume de résumer les principes qui conimandent aux relations entre les hommes. Son rôle naturel est de les défendre en toutes circonstances, et de tendre à l'harmonie entre les citoyens. C'est en vertu de ces principes que l'Etat veille scrupuleusement à l'exercice de tous les droits et de tous les devoirs, qu'il s'oppose à tout asservissement des individus comme à tout accaparement de richesse, au profit d'une individualité. Il agit encore pour le compte de tous dans les relations avec les autres Etats, entraîné naturellement à la poursuite de l'hariuonie entre les nations, par les mêmes principes de liberté et de justice qui ne sauraient connaître de frontières. L'Etat est le gardien jaloux de la liberté individuelle en même

temps que l'incorruptible dispensateur de la justice. Ce rôle est entièrement assimilable à celui de l'intelligence supérieure individuelle. Gomme elle, l'Etat confie à des groupes anarchistes spontanément constitués les relations intimes. Mais, comme elle aussi, il se trouve intervenir spontanément par ses organes de régulation aussitôt qu'un défaut d'harmonie surgit à l'intérieur des groupes et en altère le fonctionnemont. ou qu'un défaut d'harmonie entre les groupes altère leurs relations aux dépens de la société. De même tel organe étant sain, l'intelli-

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