‹ La philosophie naturelle [microform]Chapitre 144 sur 188 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

toirement la raison pratique à la raison pure me paraît abdiquer toute raison.

La difîusibilité des forces, et la connaissance que nous en avons, conduit enfin à déraciner un dernier préjugé : celui de l'atome matériel compris dans le sens de Tatomistique primitive. Ce dogme suppose une matière composée de parcelles élémentaires insécables. Il contredit à la diffusibilité des éléments ou forces dont nous la saurons tantôt (Hre faite.

Arrêtons-nous, l'inslant en vaut la peine, C'est riieure solennelle où viennent ;i se dépouiller de leur nimbe deux erreurs qui ont pesé lourdement sur Thumanité pensante. Voici en eiïet un couple de mille ans, qu'ayant pris corps avec l'enseignement des Leucippe et des Démocrite. ces dogmes enfantins ont provoqué, conséquence inévitable, la fiction Platonicienne (le ridée physiquement indéfinissable. L'idée a pnori, l'idée-étre, àme du vide et des atomes, « néantologisme » au service du néant, né du besoin de donner la vie à ces deux irréalités, doit être bannie de toute discussion naturaliste au même titre que l'illusion nouménale écartée par la psychologie. Devant les difficultés créées par Terreur, la Nature ne demandait pas que l'on alUlt chercher en dehors d'elle pour l'expliquer. Elle voulait être, par des enfants confiants envers leur mère, interrogée de plus près en ses éléments. C'est le travail patient des générations dont l'éclosion actuelle comble de joie notre coeur filial .

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