‹ La philosophie naturelle [microform]Chapitre 164 sur 188 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

ment régénéré dans l'obscurité. La fibre musculaire, contractée par la secousse nerveuse, est spontanément régénérée par la cessation de la secousse. Surtout il faut le rapprocher des faits analogues en grand nombre que présente l'industrie chimique habile à reconstituer les substances qu'elle dissocie, telle l'ammoniaque dans la fabrication de» la soude. Le développement embryonnaire peut être interpnHé très naturellement comme un produit analogue des réactions ordinaires de la chimie et je veux

m'v essayer. *

D'abord la décomposition des organules de l'embryon n'a rien que de très naturel. L'embryon respire à sa façon. Ê est par conséquent soumis aux oxydations on combustions ordinaires. Je me représente ce phénomène accompagné d'une dissolution du précipité organulaire. Sa substance ainsi modifiée, en contact avec les éléments de nutrition accumulés dans la matière de l'œuf, y trouve de quoi se récupérer. Une nouvelle combinaison en surgit, qui donne lieu à de nouvelles précipitations organulaires, et ainsi de suite avec accroissement del'embyron aux dépens de l'œuf.

Veut-on exprimer tout cela en langage chimique, on en établira d'abord la tiM'minologie.

Androplasme (A) désignera la substance màle, celle du zoosperme.

Gîjnoplasme (G), laisubstance femelle, celle c/e l'œuf.

Néoplasme (N), le précipité produit par leur combinaison.

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