‹ La philosophie naturelle [microform]Chapitre 168 sur 188 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

entrevoir la possibilité d'expliquer la caryocinèse par des phénomènes électriques.

On ol)jectera peut-être fjue nous avons par cette description, empruntée aux traités classiques sur la matière, expliqué seulement la néoformation cellulaire aux dépens d'une cellule préxistante, mais non la formation première de la cellule. Je ferai remar-

• qucr que le passage de l'organuieà la cellule n'en

' est pas moins établi d'ostensible manière et qu'il est impossible de le démontrer autrement jusqu'au jour certainement prochaiij où l'industrie aura mis à notre disposition un protopfasma de sa fal)rication. Mais il ne suffira pas que la chimie nous ait livré du protoplasma, c'est-à-dire, suivant la définition que nous en avons donnée, un composé instable, mélange

hétérofiêne iViine gangue et d'mi /trc'cijnté. Il y manquera lin facteur, celui-là même qui caractérise la cellule vivante et que nous devons ^iiaintenant déterminer.

Je rappelle que la fragmentation s'est présentée à la fin du chapitre précédent comme un postulat nécessaire à l'entretien de la vie dans les composés» lorsque l'alimentation vient à l'emporter sur les éliminations. Seul, disions nous, le fractionnement peut obvier à l'engorgement et à la nécrose, qui en est la conséquence inévitable, en augmentant l'accès des forces dissolvantes.

Le protoplasma répond à ce postulat. Son fractionnement est constant dans les cellules toujours suralimentée^, ainsi que le prouve leur incessante multiplication.

TROISJÈMR PARTIE

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