‹ La philosophie naturelle [microform]Chapitre 175 sur 188 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

est le loyer sensible à la seule force de même nature et incapable d'en émettre d'autre. Exemple : un foyer de chaleur sensible à la seule chaleur et n'émettant que de la chaleur.

La pensée du deuxième degré est rendue sensible à l'action de forces multiples par l'adjonction de mécanismes transformateurs d'impression, et douée d'action sur des forces également multiples par l'appoint de mécanismes transformateurs d'expression. Exemple : un foyer électrique sensible non seulement à la force électrique, mais aussi à la force motrice par les contacts et interruptions de contact et pouvant émettre non seulement de l'électricité, mais de la lumière, du mouvement, de la chaleur. La pensée du troisième degré ^^i àonèe d'un mécanisme intermédiaire, par lequel il s'opère une canalisation des impressions pour aboutir en tous sens aux expressions les plus variées : mécanisme de l'intelligence, dont les exemples simples sont à chercher dans les foyers industriels qui actionnent des machines diverses et que dirigent des régulateurs automatiques.

Ces trois degrés de la pensée peuvent être définis : La pensée simple, La pensée composée, La pensée intelligente.

La pensée humaine, en même temps que richement composée, est surtout caractérisée par l'extrême développement de l'intelligence. Le merveilleux méca-

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