LIVRE II
ce que nous avons appris de la vie en général, synonyme de mouvement et plus précisément de mouvement de force. 11 n'y a qu'une manière d'être, c'est d'agir. Etre, connaître et vivre désignent en somme une réalité commune : le jeu de la force ou ïexistence. Harmonie des moments qui la composent, objet à trois mouvements, l'intensité, l'instant et le lieu,, trinité mouvante, la force possède l'individualité, la corporéité ou Vopposabilité, attribut caractéristique de l'existence : un fait d'harmonie.
L'existence est comparable à un tricycle.
(Un tricycle cheminait. A quoi me sert, se prit à dire la roue pédalière, le chariot que je vais traînant : roue de gauche, roue de droite, autant de poids et de résistances pour entraver ma marche, parasites à laisser dès la première occasion. A peine a-t-elle dit, que l'une des roues venant à quitter l'essieu sous le coup d'un choc imprévu, le véhi cule tombe et s'arrête).
Faite de latension, du temps et de l'espace, l'existence est par leur association. En dehors de l'association, elle nVs/ plus. Oiseuses sont les discussions par lesquelles on a cherché à attribuer la corporéité à l'un de ses éléments à l'exclusion des autres. L'être n'appartient pas à l'étendue, il n'appartient pas davantage au temps et non plus à la tension. Seule la force, qui en est le composé harmonique, peut aspirer à cette dignité.
Le « je pense donc je suis » de Descartes est la