‹ La philosophie naturelle [microform]Chapitre 62 sur 188 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

arbres, à ycelle allait et venait sans des pieds à rien toucher... Pour s'exercer le thorax et poumon criait comme tous les diables... Et, pour galentir (fortifier) les nerfs, on lui avait fait deux grosses saulmones de plomb, lesquelles il nommait altères.

Ycelles prenait de terrç en chacune main, et les ellevait en l'air au-dessus de la tète ; les tenait ainsi sans soi remuer... Jouait aux barres avecquês les plus forts. Et quand le point advenait, se tenait sur ses pieds tant roidement, qu'il se abandonnait es plus avantureux, en cas qu'ils le lissent mouvoir de sa place comme jadis faisait Milo. A l'imitation duquel aussi tenait une pomnui de grenade en sa main et la donnait à qui lui pourrait ùter... Le temps ainsi employé luy frotté, nettoyé et refraischi d'habillements, tout doucement retournait... j>

Telle est la gymnastique qu'on peut appeler des exercices associrs ou des jeux naturels comprenant tous les jeux corporels qui font la joie et la santé des enfants. Ils méritent leur place non seulement dans récole, mais dans le plan de l'existence journalière de chacun : du vieillard comme de l'homme fait, en les modérant naturellement suivant les aptitudes.

La médecine cultive, en outre, des exercices dissociés, par lesquels on entretient et développe le jeu de chaque groupe de muscles et même de chaque muscle pris en particulier. Un art spécial en est né, celui de la gymnastique dite médicale qui exige un ensemble de connaissances à la fois anatomiques et

pratiques. Les Suédois en ont fait un objet d'enseignement national.

La danse — La danse, ou gesticulation harmonique, est l'art des gestes harmonisés dans l'espace et dans le temps, c'est-à-dire des attitudes et des changements d'attitude.

Les attitudes so^t les variétés de forme dont le corps est susceptible. La danse les utilise soit pour en rompre l'équilibre, soit pour le rétablir.

Les changement^ d'attitude ou mouvements de la danse sont harmonisés dans la mesure et le rithme. La musique que l'on y associe communément facilite l'harmonisation en marquant la mesure. On Tenrichit par. l'adjonction des costumes et des 'jeux de couleur qu'ils comportent.

Lascive ou guerrière, la danse des peuples primitifs est l'art pat lequel les sauvages s'excitent ou s'invitent mutuellement à l'amour et au combat. Il •s'affine ensuite et se dégage de sa brutalité originelle par les complications gymnastiques et harmoniques que Ton y introduit. Poussé à ses derniers perfectionnements il s'intellectualise enfin, et c'est ainsi qu'il faut comprendre l'orchestrique ou danse des spectacles grecs au rang de ce que l'on a appelé depuis les « beaux-arts ». Il en est de même des danses des âges ultérieurs, lorsqu'on les considère dans leurs expressions les plus perfectionnées. Alors, comme tous les arts, la danse doit parler, elle doit être expressive. Toute danse doit avoir du caractère.

L'exercice de la danse appartient d'autre part aux

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