DEUXIÈME PARTIE
simples jeux de gymnastique et en représente une application aussi attrayante que profitable. En harmonisant les mouvements, elle les place plus expressément sous la direction de l'intelligence et c'est alors le système nerveux ou la pensée ellemême en ses localisations élémentaires, qui en ressent les bienfaisants effets. Avec tous les auteurs qui se sont occupés de ce sujet j'ajoute qu'un jeu
ainsi compris appartient non au salon mais au gymnase où il mérite d'être cultivé comme le couronnement de toutes espèces d'exercices (danses d'équitation, figures d'escrime, etc.). c Le capitaine Gook jugeait la chose indispensable aux matelots, et ce célèbre navigateur qui, sur ses vaisseaux, réduisit la mortalité aux chances ordinaires, avait grand soin, dans les temps de calme, de faire danser au son du violon ses matelots et ses soldats, moyen auquel il attribue en grande partie la santé qui régnait dans ses équipages ». Nansen en a fait autant à bord du Fram. Les conditions physiques les plus ordinaires de la vie moderne dans les villes ont assez d'analogie avec les conditions étriquées de la vie à bord des vaisseaux pour que cette leçon doive ôtte méditée.
La mimique. — La mimique ou gesticulation
savante est l'art des gestes poussé à ses dernières limites de perfection. Llle va de la mimique ordinaire, employée conjointement avec le langage parlé, à la pantomime et jusqu'au truchement qui sert de langage aux sourds-muets.
LlVHIi I
Mimique ordinaire : C'est avec les mains (jue nous demandons, que nous promettons, que nous appelons, repoussons et menaçons, que nous marquons l'horreur et la crainte. Nos mains servent à traduire la joie, la tristesse, le doute, la prière, le repentir.
Les épaules participent à tous l,es gestes des bras, mais elles ont en outre des mouvements propres très significatifs. On hausse les épaules en signe de désapprobation et de dédain.
Les membres inférieurs ont leur langage. On frappe du pied dans la colère, on trépigne dans l'impatience, on bondit dans la surprise ; l'enfant piétine
de joie.
Chez les animaux, les oreilles, la queue, 'organes très mobiles, ont leur expression.
Le visage enfin est le siège de gestes très nombreux et variés chez l'homme dont la physionomie faciale, essentiellement mobile, peut changer avec tous les mouvements de sa pensée.
11 est remarquable que la gesticulation mimique, extrêmement développée chez l'ignorant, enfant ou sauvage, diminue avec les progrès de la parole. Elle va surtout s'éteignant à mesure que l'homme grandit en savoir. Le langage parlé, seul apte à bien exprimer la pensée cultivée, repousse les gestes ordinaires au second plan.
Pantomime : La pantomime a de tous temps été usitée comme un moyen de communication entre les individus d'idiomes dilTérents. Elle s'est élevée dans cette direr.tion h la hauteur d'une vraie langue par