‹ La philosophie naturelle [microform]Chapitre 70 sur 188 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

L analyse des langues humaines a conduit les aueurs à admettre l'existence de langues monosyllabiques: Je chinois, le siamois, le birman et le thibétam Je crois ne pas m'aventure;^ en n,ant qu'il existe des langues monosyllabiques en dehors du parler des premiers mois de l'enfance. Si les ^^hin^^^^^ disent A pour père. ... pour mère, et

radu.sent le mot parent par /...., r.erivent en deux mots, ilne m-importe. Comme qu'on l'écrive, fumu est un mot, du moment que, association sans cesse répétée, il forme une nouvelle unité courante de la conversation, au même titre qu^arc-^n-ciel ou nul^vay, La preuve qu'il en est bien ainsi pour qui sait examiner la cause sans idée préconçue, est fournie par la multiplicité des signincafons que revêt en chinois une mèn.o forme sylabique. La forme /a., par exemple, signifie in-

d.slmctement(e(entreautresacceptions)ra..>,a,w dre cournr, drapeau, froment, mener, chemin. La forme lu (entre autres acceptions) signifie détourner, véhicule inerre précieuse, rosée Jor.er, -chemin. Alors il est bien évident, car on ne peut supposer des différences d intonation assez nombreuses pour les déterminer Il est évident, dis-je, que tao et lu ont perdu leur exclusivequalitédo mots pour devenir éléments syllabiques de mots composés. Le mot est, je le répète toute unité courante de conversation et le chinois' comme toutes les langues en a de simples ou monosyllabiques et aussi décomposés ou polysyllabiques Les savants qui pensent autrement me paraissent

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