DEUXIÈME PARTIE
laient cohuatl. Comme eux, les Assyriens et les Japonais ne se sont pas élevés au-delà du syllabisme phonétique. Les Japonais ont réduit leur écriture à i7 signes empruntés à l'idéographisme chinois resté presque entièrement pur.
L'honneur d'avoir les premiers disséqué le mot en ses sons élémentaires et d'avoir imaginé des figures pour les désigner par l'écriture, d'avoir en d'autres termes inventé le principe de l'alphabet revieni aux anciens Lgyptiens de la lin de la période pharaonicMine. Le procédé employé par eux est le suivant. Ou choisit pour désigner un son le signe hiéroglyphique d'un mot très courant qui commence par lui . Ainsi a, représenté par un aigle, est la première lettre du mot égyptien ahom qui signifie aigle ; /, représenté par une. lionne, est le premier son du mot égyptien hihô qui signifie lionne, et ainsi de suite. Mais on ne trouve pas dans les ancier>s monuments égyptiens d'écriture exclusivement phonographique. 11 était réservé aux Phéniciens d'en inaugurer l'usage pour les besoins de leur commerce. Les Phéniciens auraient, dit-on, choisi dans la masse des hiéroglyphes qui frappaient leurs yeux un certain nombre de figures. Leur choix aurait été dirigé de telle façon que chaque objet représentât dans l'initiale de son nom un des éléments nécessaires à l'écriture des mots de la langue phénicienne. Ainsi on aurait emprunté aux monuments égyptiens le dessin d'une tète de bœuf sans s'inquiéter de ce que cela pouvaitsignifier dans les écritures hiéroglyphiques, et l'on en aurait