‹ La philosophie naturelle [microform]Chapitre 92 sur 188 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

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« Partout où Ruysdaël paraît, il a une manière propre de se tenir, de s'imposer, d'imprimer le respect, de rendre attentif, qui nous avertit qu'on a devant soi l'ûme de quelqu'un, que ce quelqu'un est de grande race et que toujours il a quelque chose d'important à nous dire... 11 y a dans le peintre un homme qui pense et dans chacun de ses ouvrages une conception » (Eug. Fromentin).

Mais cela n'est pas seulement vrai des peintres et de Ruysdaël en particulier.

Prenez l'un des derniers romans d'Em. Zola : Lourdes. Je choisis volontiers cet auteur parce que, comme je l'ai déjà fait entendre, il me paraît être un maître particulièrement conscient de son esthétique. Evidemment il y a un certain nombre de sentiments dominants dans cet ouvrage, qui ont ému l'artiste et lui ont servi de mobile pour écrire le livre. 11 lésa

transmis au lecteur, et j'en ai pour ma partTimpression fortement gravée. C'est d'une part l'émotion très sensuelle que lui ont laissée l'observation et ranalyse de certaines pratiques religieuses ; c'est ensuite la conviction du rôle exclusif de la suggestion hystérique dans l'accomplissement des soidisant miracles, puis le dégoût de l'exploitation financière masquée sous couvert de dévotion ; et enfin des réserves de respect et de pitié en faveur de la pauvre idiote, naïve, mais véridique, Bernadette. Si vous considérez qu'il a été imprimé et vendu de cet ouvrage plus de cent mille exemplaires en quelques semaines, que depuis il s'en vend toujours, que

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