DEUXIEME PARTIE
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styles particuliers à chacune: voici les Grecs, simples, clairs, logiques, harmonieux, tout en dehors,
plus OU moins affinés suivant les temps et les milieux ;
les Romains, à la préoccupation piatique et dominatrice, inscrite dans les épaisseurs de leurs voûtes ; le moyen-àge gothique, sentimonlal, torturé, souffreteux ; Louis XIV, redondant et ampoulé , Louis XV ondulant, gracieux et jouisseur ; I^ouis XVI où, sous la légèreté des formes, les lignes se redressent et prennent de la gravité comme pour indiquer, à travers la légèreté apparente, le travail sincère des esprits. L'Empire essaie d'incarner les tendances logiques et dogmatiques de la Révolution. Puis après, quel avortement, quelle décadence, répondant au découragement moral qui a suivi, à la vulgarité triomphante, mais d'où l'on voit sortircomme d'une chrysalide le monde nouveau de l'esprit scientifique moderne. Il n'y a pas que le monument extérieur oCi l'on peut lire ce langage. Considérez tout particulièrement l'architecture du meuble, .retlet plus délicat et plus intime du sentiment de leurs créateurs. Je m'arrête, pensant que l'on a compris à ces exemples ce qu'il faut entendre par le sentiment d'une œuvre d'art.