‹ La philosophie positive d'Auguste Comte [microform]Chapitre 20 sur 68 · CHAPITRE M · texte numérisé non relu

CHAPITRE M

Astronomie Sidérale et Cosmogonie

La seule branche de raslronomie sidérale qui paraisse comporler une élude exacte est celle des mouvenierils relatifs des étoiles multiples dont la première découverte est due à Herschell. Par étoiles multiples, les astronomes entendent des étoiles extrêmement rapprochées, dont la distance angulaire n'excède jamais une demi-minute, et qui, pour celle raison, semblent n'en faire qu'une, non seulement à Tceil nu, mais avec les lunettes ordinaires, les plus puissants télescopes pouvant seuls les séparer. Les mouvements relatifs de ces étoiles tendent à faire méconnaître leur multiplicité efïeclive, en produisant, par exemple, des occultations mutuelles qui ne permettent point alors la séparalion. Parmi quelques milliers d'étoiles multiples enregistrées dans les catalogues, avant même que le ciel austral ait été réellement exploré, presque toutes sont seulement doubles et on n'en a pas trouvé qui soient plus que triples, ce qui n'est peut-être dû qu'à Timperfection de nos instruments, puisque, avant Herscliell, les étoiles simples étaient seules connues. Quelque intéressante que soit leur élude, elles ne constituent qu'un cas particulier dans l'univers, puisque l'intervalle des astres qui les composent est probablement beaucoup moindre que celui qui sépare les soleils; en sorte que l'élude de leurs mouvements relatifs ne nous conduit à aucun des grands phénomènes généraux du ciel. La spécialité du cas deviendrait plus prononcée si, comme la rigueur scientifique me semble rexiger,les astronomes ne composaient leur catégorie des étoiles doubles que de celles dont ils ont pleinement établi les mouvements. A l'égard des autres, nous ne pouvons êlre certains que leur dualité indique une relation réelle, plutôt qu'un accident. Ne connaissant rien de leurs intervalles et de leurs dislances à la Terre, nous ne pouvons être siirs que les deux astres ne forment pas plus un vrai système que deux étoiles combinées au hasard dans le ciel. De ce qu'on a constaté un petit nombre d'exemples d'un système binaire dans lesquels la moin-

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