‹ La philosophie pratique de Kant [microform]Chapitre 108 sur 345 · III. p · texte numérisé non relu

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LA CRITIQUE DE LA RAISO>' PURE

de cette X dont nous ne pouvons rien savoir, et dont le rôle consiste à fonder pour nos concepts empiriques en général un rapport à un objet \ Mais d'un autre côté, tout en étant distinct de la connaissance, l'objet transcendantal correspond à cette connaissance : en effet, si nos connaissances doivent s'accorder entre elles par rapport à un sujet, révélant par là l'action d'une conscience pure et originelle que l'on peut appeler aperception transcendantale, elles doivent aussi s'accorder entre elles par rapport à l'objet, et leur accord, à ce nouveau point de vue, les fonde dans une réalité non-empirique, c'est-à-dire transcendantale ^ L'objet transcendantal est le corrélatif de l'unité de l'aperception transcendantale \ Pour la cohérence et l'objectivité de notre savoir, la fonction de la chose en soi et la fonction de Taperception transcendantale coïncident pleinement'. Ici, la chose en soi se trouve avoir plus de relation avec la forme qu'avec la matière de l'entendement.

Toutefois dans cette affirmation de l'objet transcendantal nous ne dépassons pas la portée d'un entendement lié à une sensibilité. Si Kant admet en effet que la catégorie pure, c'est-à-dire détachée de toute intuition sensible, détermine selon divers modes, à défaut d'un objet particulier, la pensée d'un objet en général ', s'il soutient ainsi qu'elle s'étend au-delà de ce que fournissent les sens, il la regarde cependant en elle-même comme constitutive d'un entendement fini, par suite comme incapable de concevoir, sans la présence contraignante des phénomènes, la chose en soi implicitement conforme à sa nature ^ Aussi peut-il sembler que dans la doctrine kantienne l'entendement reçoit de la sensibilité, en même temps que la matière de

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