‹ La philosophie pratique de Kant [microform]Chapitre 110 sur 345 · III, p. 2G · texte numérisé non relu

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en les maintenant en rapport avec elles. Les idées ne sont autre chose que des catégories pures élevées à l'absolu, et capables de se rapporter aux catégories ordinaires, de manière à en prolonger sans limites l'application à des objets d'expérience*.

C'est le rêjleleplus manifestement assigné par Kant à la Dialectique transcendantale, que de dénoncer l'illusion naturelle et inévitable dans laquelle la raison se perd toutes les fois qu'elle prétend développer des connaissances sur le rapport de l'idée à l'existence de l'objet inconditionné quelle exprime. Mais précisément parce que cette illusion est naturelle et inévitable, parce qu'elle ne ressemble pas à ces erreurs qui résultent d'une déviation plus ou moins momentanée de l'esprit et qui peuvent être redressées par une plus sévère application des règles logiques, il faut qu'elle ait un fondement positif dans la nature de la raison". Autant donc la Dialecfifjue a souci de ruiner toute présomption d'un savoir plus étendu qui accompagnerait la production des idées, autant elle incline, par une tendance compensatrice, a démontrer quel'actequi les produitest régulier et essentiel. Si les idées ne comportent pas une déduction de tout point semblable à celle' des catégories, il n'y en a pas moins pour elles une espèce de déduction transcenda taie, qui établit encore leur rapport à lexpérience possible ^

Mais comment mettre en relation les objets de la raison qui sont, si l'on peut dire, de la nature des choses en soi, avec les objets de l'expérience, qui ne peuvent être que des phénomènes .^11 y a lieu de distinguer, répond Kant, entre un objet pris absolument et un objet en idée. Les objets lournis par la raison sont des objets en idée, c'est-a-dire que la signification peut en être positive sans qu'ils soient posés absolument en eux-mêmes ; ils valent, non comme

'• Itt. p- 294; p. /430.

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