III, p. 45i
l.\ PIin.OSOrMTIF. PRVTIOTE OE K WT
choses, mais comme maximes de recherche dans la poursuite indéfinie de l'unité complète de la connaissance : ils ne seraient des choses en soi que si nous pouvions les dériver de leur essence même, tandis que nous ne pouvons les supposer, tout inconditionnés qu'ils sont, que relativement à nos facultés. .Mieux vaut dire encore que ce ne sont pas des objets, mais des schèmes idéaux sous lesquels se représente une unité systémalicpie des objets donnés, achèvement de leur unité empirique. Ainsi les idées ne sont pas des principes constitutifs : ce sont des principes régulateurs dont la fonction est d'indiquer la marche suivant laquelle les objets de l'expérience peuvent être ramenés, dans l'intérêt du savoir, à la plus grande unité possible V
Il semble donc que les idées se définissent par une double analogie : l'analogie avec les choses en soi dont elles traduisent à notre usage la rationalité pure et absolue, dont elles aspirent a atteindre et dont il se peut qu*à l'extrême limite elles s'approprient, sous un certain aspect, l'existence : d'un autre coté l'analogie avec les concepts de l'entendement, vers lesquels elles se retournent, non pas pour leur imposer d'aiitres objets que les objets empiriques qui sont les leurs, mais pour les stimuler dans leur tache intellectuelle et pour symboliser ce qu'il va d'illimité dans les recherches cpiils gouvernent. La locution cominesi vaut également pour exprimer le rapport des idées avec les choses en soi et leur rapport avec les catégories sous lesquelles se compreimont les réalités empiriques. A l'égard des objets de l'expérience, quand il s'agitd'en fixer les limites, de façon à circonscrire (( ce quelque chose de tout à fait contingent qu'est V expérience possible y) -, elles se com|)ortent connue si les objets inconditionnés qu'elles expriment existaient en soi : mais (piand il s'agit de réclamer pour les objets de l'expérience la plus complète explication, elles se