‹ La philosophie pratique de Kant [microform]Chapitre 115 sur 345 · p. 588; p. (ii3; p. G · texte numérisé non relu

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nomic nui en découle, nous sommes au c-nr de \^ Dudectlaue et nous touchons en mÔme temps aux pensées génératrices de la pl.ilosoplne prati.p.e de Kaut. Le système des idées cosuiologiques. ,|ui était présenté d'aLord comme une partie d.i système des idées transcendantales, semble au contraire par son importance et son extension absorber ce dernier, puisqud prend à son compte des problèmes .p.i, com.ne celui de la simplicité de la substance et de l'existence d'un étic nécessaire, résultent aussi bien de l'idée psvcbologi.p.e et de l'idée théolog.que. C est ici qu'est vraiment engagé le procès de toute la métaphysique dogmati(pie. Mais c'est ici (pie se découvre le mieux é.^lement le.iapport qui existe dans l'esprit de kant en re certaines conceptions métaphysiques fondamentales et es principes de la morale : il s'agit surtout de voir dans quelle mesure ces conceptions subsistent telles que c rationalisme antérieur les avait élaborées, dans quelle mesure elles sont proportionnées à l'usage pratique qu elles com-

portent. , x r

Tout d'abord, ce n'est pas pivcisément la conception d un

monde comme chose en soi qui engendre les antmomies, car l'existence des choses en soi sera mvoquée comme la solution de deux d'entre elles. Mais les antinomies proviennent de ce que, dans les raisonnements sur le monde, tour à tour nous nous représentons comme une connaissance', ce qui est jugé par la raison nécessaire en soi et comme nécessaire en soi ce qui est une connaissance déterminée parrentendement. En d'autres termes, nousdonnons à la catégorie, considérée dans son application immanente, la valeur d'une idée, et nous détournons l idée, considérée dans sa pureté transcendantale, vers des modes de savonpareils à ceux que fournit la catégorie. Le monde a-l-il un

\n.«;; n'avez -^OMS qu'à prendre sein .le vous niellre d'accora avec voislômï^l ' ^ rL^hibolie ,ni convertit votre idée en une préte.^ue ;eprésraUon d'un objet ea%inquen.ent donné et par su.te auss. suscept.l^lc d'être connu d'après des lois de rcxpérience. » 111, p. ^4^.

IV ciuTKji i: ni: i.\ kmson i>( h,,:

commencement dans le temps et une Hmitc dans l'espace; ou bien est-il infini dans l'espace et dans le temps? Tonte substance composée est-elle composée de parties simples: ou bien n'cxiste-t-il que le composé !> Existe-t-il pour l'explication des phénomènes, outre les causes naturelles, une causalité libre ; ou bien tout dans le monde arrive-t-il uniquemcnt selon les causes naturelles.^ Y a-t-ildans le monde, soit comme sa partie, soit comme sa cause, un être nécessaire: ou bien n"existe-t-il nulle part, ni dans le inonde ni hors du monde, un être qui en soit la cause.» Pourchaqne ordre de questions, la thèse et l'antithèse se peuvent également soutenir, du moment que l'on ne distingue pas entre les (onctions respectives de l'entendement etcle la raison.

Admettons que le conHit créé par l'opposition des arguments ne puisse avoir de terme. Dans cet embarras, il^est dn moins possible de rechercher ce qui peut, en dehors de la yérilé, nous décider à prendre parti en un sens plutôt qu'en un autre. Les thèses et les antithèses peuvent plus ou moins convenir à certaines dispositions ou à certaines exigences de nos facultés, et, abstraites de leur l'orme dialectique, maïquer des directions de l'esprit, comparables à d'autres points de vue'. C'est ainsi que les partisans des antithèses, empiristes ou épicuriens, trouvent dans la position qu'ils ont choisie un avantage surtout spéculatif: ils laissent renlendement opérer dans le domaine de l'expérience sans restreindre sa tache, ici incontestablement féconde, sans lui imposer la poursuite vaine des objets qu'imagine la laison idéalisante. S'ils se bornaient à rabattre par là la présomptueuse curiosité de la raison, à l'avertir que ce (ju'elle prend pour un savoir n'est qu'une suite d'aflirmations soutenues dans un intérêt moral, non seulement ils échapperaient à toute censure, mais ils rendraient le plus grand des services, en laissant le champ libre, pour ce qui est de la pratique, aux suppositions intellectuelles et à la

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