‹ La philosophie pratique de Kant [microform]Chapitre 125 sur 345 · III, p · texte numérisé non relu

III, p

^•^xsmesms&mmmmf&i^^

essentielle, parce qu'elle remplace l'être souveraiiicnient réel de la théologie Iranscendantale par le Dieu vivant de la théologie naturelle et qu'elle exprime un usage plus immanent de l'idée théologique : c'est la preuve par la finalité'. Insuiïîsante comme preuve, s'inspiranl d'une analogie suspecte entre les productions de la nature et les produits de Tart humain, elle a l'avantage de révéler dans la nature une unité faite pour être comprise par nne intelligence, de sortir spontanément de la conviction comnuine et de la fortifier en retour". Elle est fausse en ce quelle représente l'unité de la nature comme introduite du dehors par un Etre ordonnateur suprême, au lieu de la supposer a priori dérivée de la nature même et en conformité avec ses lois générales. Mais la conception mêîue d une linalilé est tellement connexe avec l'idéal transcendantal que seule elle peut le déterminer \

Au surplus, si la tendance que nous avons à convertir l'idéal de la raison pure en un être et en une personne ne peut pas se justifier par la prétendue connaissance qu'elle engendre, il n en est pas moins vrai qu'elle répond à un progrès de la connaissance vers son achèvement normal. (( Cet idéal de l'Etre souverainement réel est donc, bien qu'il ne soit qu une simple représentation, d'abord réalisé, c'est-à-dire transformé en objet, puis hypostasié, enfin même, par un progrès naturel de la raison vers l'achèvement de l'unité, personnifié,.. C'est que l'unité régulatrice

Page 1