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selle de la nature, qui trouve clans la finalité pratique son modèle et sa justlfieation. « Il faut se représenter le monde eomme résultant d'une idée, pour qu'il soit d'accord avec cet usage de la raison sans lequel nous nous conduu-ions nous-mêmes d'une manière indigne de la raison, je yeux dire avec l'usage moral, lequel repose absolument sur 1 idée du souverain bien'. » Voilà pourquoi les rcclicrcbes sur la nature finissent par se diriger selon la forme d'un système des fins : seulement cette élévation transcendanlalc de notre connaissance doit être tenue, non pour la cause, mais pour l'effet de la finalité pratique que nous impose la raison ; même elle se rapporte, en dernier lieu, « à des principes qui doivent être indissolublement liés a priori à la possibilité interne des choses et par là huuctlu'olofiie Iranscewlan- /f(/,', qui faitde l'idéal de la souveraine peiTectionontologiquc
un principe d'unité systématique, par lequel toutes choses sont liées selon des lois universelles et nécessaires, puisqu'elles ont toutes leur origine dans l'absolue nécessité d'un Etre premier unique ^ » C'est donc par la notion de finalité, non par celle de liberté, que la doctrine pratique de ia mihodolofjie se lie à la doctrine transccndantale de la
Di'ilecd'jiie.
Mais la théologie morale qui opère ce lien ne doit servir qu'à nous donner une idée plus complète de notre destination dans le monde ; c'est un motif moral qui la suscite, puisqu'elle cherche à expliquer l'obligation des lois morales et la nécessité d'efi^cts conlormcs à leur sens : mais elle ne doit pas aller directement ou indirectement contre ce molil en subordonnant les lois morales, comme contingentes, à une volonté dont nous n'aurions en réalité aucune idée si nous ne nous l'étions pas représentée d'après elles. Les actions obligatoires ne sont pas telles parce qu elles sont des commandements de Dieu : mais nous devons les reo^arder comme des commandements de Dieu parce qu'mté-