‹ La philosophie pratique de Kant [microform]Chapitre 156 sur 345 · I. IV, p. 146-149. , >T · texte numérisé non relu

I. IV, p. 146-149. , >T

3. Y. Victor Deibos, Les idées de Kant sur la paix perpétuelle, INouvelle Hevue, i*^"" août 1899, GXIX, p. 410-429.

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conflit (les peuples, au lieu d'apparaître comme un rêve immédiat de bonheur, a Si chimérique que puisse paraître cette idée, et de quelque ridicule (pi'on Tait poursuivie comme telle chez un abbé de Saint-Pierre ou chez un Rousseau (peut-être parce qu'ils la croyaient trop près de se réahser), c'est l'inévitable moyen de sortir de la situation où les hommes se mettent les uns les autres, et qui doit forcer les États, quelque peine qu'ils aient à y consentir, de prendre juste la résolution à laquelle fut contraint, tout autant contre son gré, l'homme sauvai^^e : je veux dire renoncer à sa liberté brutale et chercher repos et sécurité dans une constitution régulière'. » Ainsi l'histoire de l'espèce humaine serait l'accomplissement d'un plan secret de la nature en vue de produire^unc constitution polili(|ue parfaite, réglant les relations des Etats entre eux aussi bien (pie les relations des individus dans un Etat. La philosophie a son millénarisme, mais qu'elle peut afFirmer autrement que par une prophétie de visionnaire ; car, d'une part, l'idée qu'elle annonce peut être dès à présent un principe de détermination pour les volontés ; et d'autre part, il est possible de reconnaître que la marche elTcclive de rhumanilé est en ce sens. En elTet, la nécessité même de soutenir la lutte contre leurs voisinsa forcé les Etats à assurer le mieux possible toutes les conditions de prospérité intérieure et de contentement général, et parmi ces conditions il n'en est pas de plus importante que la liberté. Par le droit qu'elle reconnaît à chacun de conduire ses alfaires comme il l'entend, de professer les croyances qu'il préfère, de concourir pour sa part à la science et à l'œuvre de raison, la liberté civile est une source de satisfaction et d'énergie que l'on ne saurait, dans la concurrence des peuples, resserrer sans dommage ; elle est un intérêt de premier ordre devant lequel s'inclinent forcément les vues ambitieuses des politiques. 11 arrive donc que, développée souvent et respectée pour accroître les chances de succès

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