‹ La philosophie pratique de Kant [microform]Chapitre 168 sur 345 · Zuin ewigen Frieden, VI, p · texte numérisé non relu

Zuin ewigen Frieden, VI, p

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il résulte, en vertu de la connexion qu'il y a entre l'usaffc théorique propre aux idées et leur usage pratique, que la loi des actes humains, envisagée théoriquement comme une nécessité idéale, peut et doit pratiquement être représentée comme obligation. C'est par explication de l'esprit de la Critique que la philosophie de l'histoire se convertit en philosophie pratique : plus tard, dans la Cridrjue du Jmje- /;î(?/î/', elle se dépouillera de sa forme métaphysique pour revêtir la forme criticiste, et elle se subordonnera à cette même philosophie pratique qu'elle a si puissament contribué à déterminer.

En elfet ce que Thistoire, rationnellement comprise, manifeste, fournit la matière pure et cependant réelle de lobligation : à savoir, ravènement de la liberté par l'union juridique des individus, qui, sous l'aspect du droit, deviennent des personnes. Si cet avènement de la liberté, dans le cours de l'histoire, paraît tenir à l'empire des circonstances extérieures, la raison qui le conçoit comme devant être dans l'avenir, en pose actuellement l'idée: elle exprime en idée, par suite en le dotant d'une valeur pratique absolue, ce qu'elle admet comme fin du développement historique : elle détermine l'idéal obligatoire avec r « humanité fin en soi », avec le (( règne des fins ». On voit donc en quel sens il faut interpréter cette remarque, que la conscience morale chez Kant revient à être une anticipation de la fin du développement historique". D'autre part, puisque la conception du règne des fins est l'acte propre de la raison dans son usage pratique, elle doit s'exprimer dans le langage qui convient à la pratique et être dite un acte de volonté ; la volonté, — la volonté pure, — c'est le nom de la raison pratique. Ainsi la volonté apparaît comme le sujet de la législation qui établit la liberté par l'ordre juridique des personnes : voilà donc constitué le concept de

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