Borowski, p
3. Borowski, p. 23. — «.Ma mère, se plaisait à dire Kant, était une femme affectueuse, riche de sentiment, pieuse et probe, une mère tendre qui i)ar de pieux enseif?ncnients et l'exemple de la vertu conduisait ses enfants à la crainte de Dieu. Elle m'emmenait souvent hors de la ville, attirait mon attention sur les œuvres de Dieu, s'exprimait avec de pieux ravissements sur sa toute-puissance, sa sagesse, sa bonté, et gravait dans mon cœur un profond respect pour le Créateur de toutes choses, ,1e n'oublierai jamais ma mère; car elle a déposé et fait croître le premier germe du bien en moi; elle ouvrait mon cœur aux HTiprcssions de la nature ; elle excitait et élargissait mes idées, et ses enseignements ont eu sur ma vie une inflence salutaire toujours persistante. » Jachmann, p. 99-100.
.«^ ,,v piiiLosopim: pumiqif i>k kant
ilanl ù SchalU, pour qui elle uvail une vénération exlrômc 1p soin de cli.i.'cr léducalion d'iMumanucl, la inerc de Kan a^a l^e V^ lonfance et k.ieunessc de son fis senuent e irctenucs dans le respect des cl.oses morales et relaie .ses V" '>'i'' l^'-'"' ^"'''^ '''' »^1'"''»^'"" ^ ^^•^'"t Su et il garda de eet.e iniluenee qui s-cla.t prolongée
du o U-'^e à riJnivers.té un tel souvenir, que n.a.ntes o.s :„ s°derni^res années il regretta de n'avon. pas ren n a son maître -luelque honunage solennel' «.opendanl .1 "il Ix de goù pour ces pratiques de .lévot.on mnlt.- ;iSs'et nrinutieLs dont le piétisme "vad -npse „,.r une large part le rég.me du collège ^ > ;;^ '' dus tard à llippel qu" a il se sentait envah. par la te. nu. c .oisse toutli les lois quil se mettait à se rappeler ce cclàva-c de jeunesse ^ >>. Ce qui parait certam. e est p. d esclavage iiLj y. \ ,l,'.<Ti,r,.r ses convictions
lut de plus en plus enclin a d ga^c. .es ^^ ,
,-eli"ieuses et morales de tout lormal.sn.e e.^l^"*^"' • r; el point même il fut disposé à r a,,r con le toul'ceqm lui send,lait .lans les pratiques de ^^^^^^^ rcr par surérogation illus,.ire ou par c.rruption le pu. c mn'iLidcment^le la moralité, on peut le conn-n; -rula critique qu:, pl-'^i'^-rs .éprises da faite de la pi.ere .
,. |5oro«ski, p. .Ô0..5.. - AVasinn^U. loc. cil.. V ^V-SU-
3. ni,,.l in Scl.l,c te|rons -V-W^- j • .f \^:':;„'„,,e ,1c celui .le son Martin hnutzen, [>. uSà. -- A r-Tl" ' , — ,•(( Viini triffinla smit
condisciple Uuhnkcn qui lu. ocnvait le lo ";^[r J J ;,/ ,,,, noe.nlenda lanali-
connu disciplina continebamur. » (.île d apn s Ku.k par v
\. Jacbmanii, p. ii() ^ ,. . , . ^ r.mitp^ delà simple raison,
5. La prière, selo,. la ieUg^",, '''"'\/^'^/X exerce ..ne i"n..o,.co sur
est un acte .le lélicl.isme dès <,u,. 1 ou ^^^ ? '» f^ ; ^^^^'Z,, à„„ E.re.,ui u'a
les desseins ,1e Dieu. A quoi sert du res e ,1 "P" "^T 'fj^ ;;,,« formelle sup-
pas hosoin de es for.u.des 1'"»^ <'°""»;. ","'•1, ^^ et qii serait capable ,1c
^ose „u Dieu ,loul on aura.l «-/.^■■'''"^J bon -osl le ^'ritablc esprit de
dévier de sou plan. Ce qu, est leg.t.me et bo . ces^ .
prière dans lequel ou do.t v.vre sans cesse, et q u es q e ^.^^^ ^^^
ion intérieure à se bien con.lu.re, eu se ''''7'"'; """. ' r,i,olution. A la
désirs, mais ,1e fidée de Dieu r;'^ ^''^rTZn ,1e prfère mais ce moyen
rigueur la prière foru.olle !«"' »'''"\'"'''r '"'''", iXu ne saurait être ne vaut que par sou utilité toute r.lal.vc et momenlancc , .1
I,\ PERSONNAI.lTi: DF. KANT
Nous savons aujourd'hui que s'il écouta k l'Université la Dogmatique de Schultz, il ne fut pas un étudiant régulier en théologie'. Son émancipation à l'égard de tout acte de culte pouvait même faire soupçonner ses croyances mtimcs, s'il est vrai que Schultz un jour, avant de prendre en main sa candidature à une place vacante à l'Université, lui ait posé gravement cette question : (( Craignez-vous hien Dieu du fond du cœur ' ? » Cependant la foi en Dieu et en la Providence fut une des convictions les plus fortes et les plus constantes de sa vie. Du piétisme même Kant retint la pure inspiration morale, la conscience de la disciphne obHgatoire, de la loi plutôt répressive qu'impulsive, le sentiment du mal à vaincre \ Il ne cessa de louer chez ceux qui en faisaient sincèrement profession l'esprit de paix et de justice. Il disait à Rink : (( On peut dire du piétisme ce que l'on voudra ; c'est assez que les gens pour qui il était une chose sérieuse eussent une façon de se distinguer di^ne de vénération. Ils possédaient le bien le plus haut que l'homme puisse posséder, ce calme, cette serenite, cette paix intérieure qu'aucune passion ne saurait troubler. Aucune peine, aucune persécution n'altérait leur humeur, aucun dilférend n'était capable de les induire à la colère et à l'inimitié. En un mot, même le simple observateur eût ^ été involontairement porté au respect '. » Il repoussa du
érigé en fin. L'oraison dominicale, telle qu'elle est dans l'Evangile, est l'abolition de la prière formelle ; elle ne contient essentiellement que le V(cu de devenir un membre toujours meilleur du royaume des cieux. M, p. 2()4-2p7- — Dans le cinquième des SieOen Kleine Aufsàtze, qui a pour titre Vont C.ehet, Kanl soutient que quiconque a fuit de grands progrès dans le bien doit par lovaulé même cesser de prier; car sa prosopopée à un Dieu qui est postulé, non démontré, serait livpocrisie, V\ , p. 5o5-oo().
1. Sur cette question, v. Bcnno Erdmann, Martin Knutzen und seine Zeit, p. i33-i39, note, et Emil Arnoldt, Kants Jugend und die fnnf ersteii Jalire seiner Primtdncentur, \\i\^Teui^^i'ichc Monatsscbrift. XV III, |) 6:^0- (13 1. qui, malgré des divergences, ont contribué chacun à détruire la légende erronée dont l'origine est dans HoroAvski, [). 3i, note, et dans Schubert, p. a5-3o.