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4. Voilà pourquoi sans doute les exemples sont multipliés dans l'ouvrage alin d'illustrer la théorie.
malîqiie, un enchaînement et une précision qui ne se trouvent dans aucun autre de ses ouvrages'. »
Le dessein du livre ne peut bien se comprendre que si Ton poursuit en toute rigueur l'idée d'une Métaphysique des mœurs'. Oui dit métaphysique dit connaissance a priori, par concepts purs, d'un objet '. Il existe des disciplines rationnelles, comme la Logique, qui sont a priori, mais qui ne portent que sur des conditions préjudicielles de la connaissance, indépendamment de tout objet défini ; il existe des espèces de connaissances, qui. comme la Pliysi([ue empiriciue ou l'Anthropologie, portent sur des objets donnés des sens ou sur des mobiles donnés du vouloir, mais qui ne sont pas a priori et ([ul par suite ne peuvent prétendre à une certitude apodiclique. Est proprement métaphysique la connaissance qui est capable de dépasser à la lois le simple formalisme logique et le simple empirisme. qui peut, en d'autres termes, se constituera elle-même, par la seule raison, un objet déterminé. S'il doit y avoir une science apodictlquement certaine des lois du vouloir, comme il y aune science apodictlquement certaine des lois de l'expérience externe, ce ne peut être qu'une Métaphysique des mœurs. La Métaphysique des mœurs se dislingue de la
1. Die Cwrundlage der Moral, Ed. Grisebacli (Rcclani), III, p. '498.