‹ La philosophie pratique de Kant [microform]Chapitre 198 sur 345 · n , p. 261 sq · texte numérisé non relu

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LA PHILOSOPHIE PRATIQUE DE KA>iT

FONDEMENTS DE LA AlÉT VPIIYSIQUE DES MŒLRS

alors même que ces moyens impliqueraient des connaissances synthétiques, ils n'en resteraient pas moins reliés à la fin par un rapport purement analyticpie : un rapport analytique, n'ajoutant rien à un concept, n'exige pas non plus d'éclaircissement particulier.

11 en est de même, au fond, des impératifs de la prudence: ils ne ditlerenl de ceux de l'habileté qu'en ceci, qu'ils partent du concept d'une lin réelle, poursuivie par une inchnatlon naturelle et irrésistible. Sans doute le bonheur, quoiqu'il soit universellement désiré, n'est pas l'objet d'une notion claire et déterminée, et il ne comporte souvent par suite que des moyens également peu précis et peu définis : mais cette indétermination ne change pas la nature du lien par lequel la volonté rattache dans ce cas les moyens à sa fin: si le bonheur ainsi que les moyens d'y arriver pouvaient être exactement connus, il n'y aurait à cet éo^ard aucune différence entre les impératifs de l'habileté et ceux de la prudence. La même exphcation vaut donc en principe pour les deux espèces'.

Mais limpéralif catégorique ne se borne pas à prescrire un acte logiquement présupposé dans un vouloir antérieur : il lie véritablement la volonté à la loi, au lieu de lier simplement, sous l'apparence de la loi, la volonté à telle de ses déterminations matérielles: par conséciuent aussi, il lie la volonté à la loi, non par les actions particulières que la volonté accomplit, mais parla maxime qui sert de principe à ses actions. Or cette liaison originale, qui n'est pas plus une donnée d'expérience qu'une relation analytique, comment en rendre compte?

Avant d'en poursuivre la raison, il faut en rappeler le sens et en fixer la formule. Le concept de l'impératif catécrorique ne suppose aucune condition extrinsèque mais il suppose intrinsèquement, outre la loi, la nécessité que la maxime, c'est-à-dire le principe subjectif de notre action,

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