‹ La philosophie pratique de Kant [microform]Chapitre 206 sur 345 · Die Heligion, VI, p · texte numérisé non relu

Die Heligion, VI, p

3 V. plus haut le chapitre sur la philosophie de l histoire.

\. CLKritik der prakùscken Vernanit, \ . p. 91 ' V- 'f j."/'^.^'. ^^^ale i IV p 270 -tecaractèrejuridiqucetparsuitehm.tatif de la morale

kantienn/a Ité^relevé tantôt conlle elle, tantôt en sa aveur. G es ainsi que SchlerLcher, dominé par sa conception romantique du -oud«;j/|^^^^^^^^ r«;t nn rrriof à Kant d'avoir restreint par là la libre expansion de. énergies hlate? 'd a:oi^;:L pour tvpe de ,a le morale la '"' cj^^lc. et - Pa ,nni en dise, la loi de la nature, - car la lo. de la nature admet a^e^^^Jo» iation lexlrème variété des êtres el^ des f";;^^; -,'1/X '^,;". ,;,X ^'^ à une même discipline toutes les md^^v. uaUtes (J^ ^ij^^l^ 'S:n^^,

ef^b'; ; ?;'sq'.)^''fen';et<:urCh:rlesKeno«vier estime que le plus grand'titredel morale' kantienne est dans son caractère jur.«Uque, et cest

Toutefois la souveraineté de la loi ne s'impose pas à la volonté du dehors ni d'en haut, et il suffît de rapprocher les deux précédentes formules de l'impératif pour comprendre qu'elle dérive de la volonlé même. Si d'une part, en effet, l'être raisonnable ne doil agir ([ue d'après des maximes capables de constituer un système de lois pour une nature possible, et si d'autre part il doit cire traité et se traiter lui-même comme fm en soi, c'est qu'il ne peut pas être simplement au service de la législation universelle à laquelle ses maximes doivent se conformer, c'est qu'il doit édicter de lui-même celte législation. Nous arrivons ainsi à l'idée de la volonté de tout être raisonnable conçue comme volonté législatrice universelle : idée essentielle qui. analytiquement dégagée du concept de l'impératif catégorique, enveloppe le principe par lequel se démontrera définitivement, dans la troisième section de la Gmndlegunf/, la légitimité de ce concept.

En effet, le paradoxe de l'impératif catégorique, c'est que nous devions obéir à la loi uniquement parce que c'est la loi, et par respect pour elle. Quand il s'agit des impératifs hypothétiques, le motif de notre obéissance est quelque intérêt, sinon toujours visible, du moins toujours possible à découvrir. Mais ici tout intérêt doil être exclu, du moins tout intérêt fondé sur des besoins et des inclinations sensibles. Et il faut cependant, pour pouvoir nous* déterminer, que nous nous intéressions en quelque façon à la loi, que d'une certaine manière nous trouvions notre moi en elle. Or cet intérêt immédiat et tout intellectuel pour la loi s'explique, du moment que nous sommes, comme êtres raisonnables, les auteurs de la législation à laquelle, comme êtres raisonnables et sensibles à la fois, nous sommes soumis. Par là aussi il apparaît pourquoi toutes les tentatives faites justju'à ce jour pour découvrir le principe de la mora-

selon cet esprit qu'il a conçu sa Science de la morale. V. dans la Critique philosophique, ii<^ année, II, et i i'^ année, T, ses articles intitulés: Réponse a différentes objections contre le principe juridique de la morale.

FO'DEMENTS DE LA MÉTAPHYSlQl E DES MOEURS 877

lité ont inévitablement échoué. On voyait bien que l'homme était lié par son devoir à une loi ; mais on ne s'apercevait pas que cette loi, tout en étant universelle, jaiUissait de sa volonté, et l'on appUquait à rechercher par quelles contraintes et quels stimulants étrangers elle pouvait s'imposer à lui; on ramenait ainsi le devoir à n'être qu'un impératif hypothétique. Au contraire, s'il y a un iinpéralif catégorique, il ne peut ordonner qu'une chose, c'est d'agu- toujours selon la maxime d'une volonté qui, en même temps (ni'elle poursuit tel ou tel but, se prend elle-même pour objet en tant que législatrice universelle. Le principe fondamental de la moralité, c'est Y autonomie ' .

De la sorte Kant conçoit visiblement pour l'ordre moral le rapport du sujet a la loi tel que Rousseau lavait conçu pour l'ordre social : l'obéissance à la loi se justifie par la faculté d'en être l'auteur, et loin de détruire la liberté, la suppose et la manifeste \ Selon cette analogie même il aboutit à une détermination qu'il juge véritable et féconde, parce qu'elle est pratique, de l'idée d'un monde intelligible ou d'une société des esprits =\ Puisque en effet les différents êtres raisonnables doivent fonder par leur volonté une législation universelle et qu'ils doivent se traiter réciproquement comme fins en soi, il devient possible et légitime de se représenter leur union systématique sous des lois communes; et c'est ce que Kant appelle le (( règne des fins ». Un Tout de toutes les fins comprend sans doute essentiellement les volontés fins en soi avec les fins que ces volontés

I IV p 2-Q-280 n 286. — Par cette idée d'autonomie, qui apparaît ici nettement pour la première fois, Kant peut enfin rattacher svstématiquement la liberté pratique à la raison pure. - C'est à bon droit qu il prétend être e nromler à l'avoir exprimée sous cette forme et pour ce but: cet e originahte \m fut cependant contestée par Mcolaï, qui s'appuyait sur des analogies superllclolles pour soutenir que WollF avant Kant, dans sa Deutsche Moral, ^ 24,

lie

avait exposé la même idée de l'autonomie. \. en particulier Ueher meine gelehrte Bilduii<^, irqo, p. 118, note. ,., , r» r-

•2. « L'obéissance à la loi qu'on s'est prescrite est liberté. » Rousseau, Contrat social. L. I, ch. viii.

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