‹ La philosophie pratique de Kant [microform]Chapitre 219 sur 345 · IV, p, 35o · texte numérisé non relu

IV, p, 35o

3. IV, p. 351-353. — V. la lettre de Kant à Marcus Ilerz du 7 avril 1786 {firiefwechsel, I, p. ^19). — V- la lettre à Jacobi citée plus haut, dans laquelle Kant explique avec bienveillance dans la forme, mais sans concession sur le fond, son article de la Revue de Berlin (Briefivechsel, II, p. 73-74)- V. aussi la réponse de Jacobi, du i5 novembre 1789, qui s'efforce de montrer que son mysticisme est en même temps un vrai rationalisme et que, malgré la différence des méthodes, ses conclusions concordent avec celles de Kant (^Ibid ., p. 99-io3). — Cf. Lévy-Bruhl, La philosophie de Jacobi, p. 17/1 sq.

3. Kant revenant à la question qui avait été l'origine de la querelle, la question du sens et de la portée du spinozismc, s'étonne que des hommes instruits aient pu trouver quelque atTmité entre le spinozisme et sa propre philosophie. La Critique contient au contraire la réfutation la plus radicale du spinozisme, puisqu'elle rejette toute prétention à la connaissance des choses supra-sensibles et que le spinozisme est le produit le plus authentique d'une telle prétention.

ensemble, et qui est l idée d'une dualité irréductible de la raison et de la foi, en justifiant dans son opposition à la connaissance proprement dite et dans son rapport direct avec la loi morale l'idée d'une foi de la raison.

(( 11 me fallut supprimer le savoir afin de trouver place pour la /o/'. » Cette parole fameuse se rencontre dans la Préface de la seconde édition de la Crltirjue de la raison pure " ; si elle signifie une disposition déjà ancienne de la pensée de Kant. elle n'en porte pas moins, en sa concision expressive \ la marque de ses préoccupations actuelles ', et, en même temps, par les considérations qui raccompagnent, elle témoigne que la foi dont le rôle est reveiuliqué a. avec

Le spinozisme admet des pensées qui pensent par elles-mêmes et fait ainsi du sujet pensant un accident; il estime qu'il suffit pour établir la possibilité réelle d'un être que le concept n en soit pas contradictoire : autant de thèses en désaccord avec la Critique. IV, p. 3^(). V. Ihnnei kiin^en zu Jakoh's Pnifung, W , p. 4t)0. Dans son travail (p. 189, p. 191), Jacob repoussait dans le même sens l'idée qu'il y eût du spinozisme dans le kantisme. — V. F. Heman. Ktuit und Spinoza, kantsludien. \ , p. 278 sq.

2. Dès avril 1786, Kant avait songé à une réédition et à une revision de son ouvra irc ; la publication nouvelle en eut lieu en 1787 (V. les notes de Benno Kr Imann dans l'édition de l'Académie de Berlin. 111, p. 555-558). On sait à quelles nombreuses controverses a donné lieu depuis Jacobi et Schopenhauer la dillérence des deux éditions. V. en particulier Benno Erdmann, Kaiils Kriticisnius, qui, par la richesse des renseigtiements et la minutieuse analyse des textes, apporte de grandes lumières pour l'examen de la question, bien qu'on puisse trouver étroite l'idée que l'auteur se fait de la tendance essentielle de la Critif/ue, inexactes certaines de ses interprétations et très discutable sa conclusion finale. — Rappelons simplement qu'en dehors de l'addition de petits passages et de nombreuses morlifications de détail dans la forme, les nouveautés importantes de l'édition de 1787 sont: une Préface tout autre, des remaniemeiils'de i'/fitrudiirtion, de la Déduction dos concepts purs de ientendeiuent (seconde et troisième section), du chapitre sur le fondement de la distinction de tous les objets en liénéral en phénomènes et en noumènes. du chapitre sur les paraio^ismes de la psycholoifie rationnelle.

3. V. dans la première édition de la Critiffue (lit, p. 'jqG) une formule qui s en rapproche : « Car il doit vous suffire encore que vous soyez à même de parler le langage d'une foi solide, justifiée au regard de la plus sévère raison, quand même vous devriez renoncer à celui de la science. »

4- Ln passage considérable de la nouvelle Préface (III. p. 22 27) s'inspire des mêmes idées que l'article qu'est-ce qu orienter dans La pensée ;*

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