‹ La philosophie pratique de Kant [microform]Chapitre 222 sur 345 · LA DEUXIÈME ÉDITION DE LA CRITIQUE · texte numérisé non relu

LA DEUXIÈME ÉDITION DE LA CRITIQUE

crier au danger pubhc quand on déchire leurs toUes d'arai-

gnées

Kant s'applique donc particuhèrement à montrer dans cette nouvelle édition que le principe critique, selon lequel notre connaissance ne peut porter que sur des objets d'expérience, constitue, par l'extension pratique de la raison, un principe positif dafinniation. De ce que les catécrories ont besoin d'une intuition pour rendre la connaissance possible, il ne suit point qu'elles soient restreintes aux limites de notre intuition sensible : elles ont dans la pensée un champ iUimlté. elles peuvent donc comporter des définitions réelles d'un autre ordre, touchant le sujet et sa volonté '. Sans doute encore les choses en soi ne peuvent être dites des noumènes t[u'en un sens négatif; mais que comme telles elles enferment, sans que nous puissions les connaître, des déterminations inlelhglbles possibles, qu'exprime le terme (( noumène » dans son sens positif, c'est ce que Kant paraît dans la rédaction nouvelle affirmer a^ec

plus de netteté '.

La revision du chapitre consacré à l'examen des paralogismes de la raison pure a eu en partie pour but de rassurer contre les conséquences en apparence négatives de cet examen. En étabhssant l'impossibihté de décider dogmatiquement quoi que ce soit sur la nature de l'âme, la Critique soumet du même coup le matérialiste à cette sentence ; et si elle écarte les preuves spéculatives de la vie fiiture, également subtiles et Inefficaces, elle autorise une autre preuve, tirée de la raison commune et admirablement propre à produire la conviction. La raison n'a en effet pour cela qu'à suivre sa pente à concevoir un ordre des fins qui lui soit propre, qu'à s'en représenter l'analogie avec le système des fins de la nature tout en se fondant sur la loi morale, pour pouvoir dépasser les bornes de ce dernier

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