V. plus haut, p. 179, p. 238, p
3. «La bonne volonté paraît ainsi constituer la condition indispensable même de ce qui nous rend dignes d'être heureux. » IV, p. 2^1 . — Cf p 28-
5. \ Varlesungen ûber die Metaphysik, p. 32i sq. ; Kritik der reinen vernurift, 111, p. 52 1 sq. ; Was heissi sich im Benken orientiren ? lY
LA PrtlI.OSOPlIlK PRVTIOIE DE KANT
d esprit (,„ il manifeste, il se rapporte sans doute à un temps ou la formule exacte du principe moral n'avait pas e(e encore pleinement dégagée. Et par la façon dont il se développe encore ici. il rappelle plus d'une fois, malgré 1 ellorl visible pour en systématiser les données avec l'cxplication plus récemment achevée de la loi morale, ce moment de la pensée kantienne, où la philosophie pratique ne réclamait a la phdosophie transcendantale .,ue le droit de poser librement ses concepts propres, au lieu de prétendre seii approprier et en certiher les idées. Faut-il on conclure (,uc Kant a laissé simplement survivre dans son œuvre nouvelle d anciennes façons de présenter les croyances connexes a la moralité.' Nullement. Car ce ne s.-rait pas tenir compte d une préoccupation .pi^il cul toujours, et «ni était d'élablir aussi le rapport de l'idéal déliui in nbsiructo ' aux puissances et aux hns humaines. Que la moralité. soit en son principe ce quoi, a démontré .pielle était, à savoir la conformité des maximes de la volonté à nue loi inconditionnée: c'est là une solution (pu peut subsislerintaete. sans préjudice d'une autre ,,uesl.on : qu'impli,,ue la moralité pour le sujet ,,ui est resolua la réaliser;» Quelle est. par les exigences et sel'.n es conséquences de la moralité, l'intégrale destination de homme.' Après le problème : que dois-je faire i' le problème: que puis-je espérer.-- On comprend sans peine que pour la solution de ce dernier problème les concepts inis en œuvre se rapprochent davantag.- de la considération immédiate des intérêts humains, ,.t (p.ol qu'en .soit l'accord ultérieurement établi avec le sens possible d'idées transcen- < aniules. puissent pour une bonne part tenir leur contenu d un temps antérieur à l'exposition systémali,,ue de ces
maintes fois (V. nolam.no^t A ■ //xV/.l; ,', ' Z^Hrïi:"''-''^' "'f ens osscnlielles' de 1X0 humaine " "''''"' '" '°""= -""---» -"
LA CRITIQIE DE LA RAISON PRATIQUE
idées ; leur survivance n'est pas seulement de fait, elle est de droit.
Kant considère donc que la position du problème du souverain Jjien non seulement ne contredit pas l'idée dune détermination exclusive de la volonté par la loi, mais même, sous la condition de la respecter, est pratiquement et logiquement réclamée par elle '. Il reproche aux modernes d'avoir souvent omis ce problème ou de l'avoir tenu pour accessoire % et il loue les anciens de l'avoir examiné avec soin, même quand ils l'ont mal résolu. Deux écoles de la Grèce ont eu surtout le mérite de l'aborder franchement :
, ,V ^ ^'^J?»*7,^chope.ihaner, la doctrine du souverain bien achève de démasquer a théologie deginsec sous les principes abstraits de la morale ( Ueùer die Crundla^e dcr Moral, m, p. .)o5-5o(), p. 549-55o. V. aussi Die Velt, I, p 064) - On sait que cette doctrine a été souvent représentée comme une sorte d'addition exterieurea la morale kantienne, aveclaquelleelleseraitréellementincompatible et que même des adeptes de cette morale ont voulu soit l'exclure, soit là reformer en un sens très différent. Il faut cependant observer qu'elle répond, non pas seulement a la conviction personnelle de Kant, mais encore à une disnosition
iTvoH V ' '', ^"7'^ '■ '' ^''' ^' ""'^^'Sor l'examen des rapports qu'il /a entre la ^ er u et 1 ordre de la nature, en supprimant une question que la raison a le
iTt' „ Inr^'r" '" p'"'''?^^'"^'°"^^^*''^^^^°" '*™P'i"te, soit àl'empirisme, soit au dogmatisme ; a l'empirisme, en ce sens que la réduction de la >^rtu an bonheur ne pourra que prévaloir aisément contre l'idée d'une vertu isolée, incapable de se représenter un accord de ses fins avec celles de la nature sensible • au dogmatisme surtout, en ce sens que l'exigence d'une harmonie finale entr,; les deux espèces de hns sera, si la Critique n'intervient, facilement convertie on I air.rmat.on d une unité essentielle des deux, déterminée au fond par une 01 de la nature. - Ch. Renouvier accepte pleinement la position du pro-
ZLi 7"/'^°" stricteiuent historique cette partie de la philosophie kantienne, en font cependant bien comprendre l'esprit. « Le postulat qui réclame harmonie entre l'ordre complet et connu de la raison et Tordre inconnu des phénomènes en leur enchaînement total est le comp/cment de la science de i^i'iornle mon pas un fwstiilat de la morale, c'est-à-dire nécessaire pour
lesWJtTr;r''i f c'^ '" '' ''"! un postulat des passions, nécessaire pour les légitimer et les faire entrer dans la science : une induction pour l'accord
moni"^ "''•'. ^'''''" '^ ''. dévelopj,ement des fins objectives dans le nonde. et, par suite, un moyen de son ferme établissement dans l'esprit humain a qui cet ordre, quel qu'il soit, ne peut rester indifférent ^Science de ly ' ' P- r'I''"'^^' " La science (de la morale) demande une croyance non pas pour se fonder, mais pour se satisfaire en dehors d'elle-même et ne point se clore avant d avoir conçu son propre rapport avec la nature ..,(Ibid., n ^;J^''^* ^^'''''^ ^^ Critique générale, i- essai, 2« éd., 1875, III,
i'"^année^',8~/l'ror-o" ''''''''''' ^ ^^"^ ^^ ^'''^'"^^^ philosophique, y. V. p. 08. ' ' ■
1 école épicurienne et l'école stoïcienne. Mais, avec des intentions contraires, elles tombèrent l'une et l'autre dans la même faute : cédant à cette tendance qui a si souvent porté les esprits subtils à méconnaître les différences réelles des choses pour les ramener, vaille que vaille, à l'unité d'un même concept, elles traitèrent le rapport de la vertu et du bonheur, non pas comme un rapport synthétique, mais comme un rapport analytique : elles supprimèrent ainsi toute liaison réelle et causale entre la vertu et le bonheur Le concept de la vertu, disaient les Épicuriens, est déjà contenu dans la maxime qui recommande de poursuivre son propre bonheur : le bonheur est donc tout le souverain bien, et la vertu n'en peut être distinguée relafiveinent que comme tilre général des moyens à employer pour l'alteindre. Le sentiment du bonheur, disaient les Stoïciens est déjà contenu dans la conscience de la vertu : la vertu est donc tout le souverain bien ctlc bonheur nepcut en Ôtre distingué relativement que comme état du sujet qui a réussi a la conquérir. Qu'ils parlent des principes sensibles ou des principes intellectuels de détermination, les uns et les autres neii admettent pas moins entre ces deux ordres de principes qm sont si radicalement hétérogènes une simple liaison logique'. Au fond la possibilité du souverain bien repose sur une synthèse des deux éléments unis en son concept, et, comme d'autre part, elle est nécessaire a pr/or/. la déduction doit en être transcendanlale -.
Or c'est ici que se manifeste la dialectique de la raison pratique, qui, comme la raison théorique, est condamnée inévitablement à entrer en conllit avec elle-même, quand e le apphque aux phénomènes comme s'ils étaient des choses en soi le principe selon lequel il y a pour tout con-
lënicuHsmo'^i'lT" '''' """' '"Î^P^'»"»» t"" Kant donne du stoïcisme et de iepcunsme selon «ne conception du souverain bien qui lui est propre dans SdWe,ermacher. GrundUn.en eiuer KnUk der lu^engen 'sZnljlZ.