‹ La philosophie pratique de Kant [microform]Chapitre 257 sur 345 · N . Stadler, Kants Teleologie, p · texte numérisé non relu

N . Stadler, Kants Teleologie, p

encore très rigoureusement les emplois positifs de la raison, on comprend que la faculté de juger, de même que la raison pratique et après elle, soit intervenue comme une explication plus stricte et plus définie de l'un de ces emplois. — Cependant avant d'en venir à l'institution de cette faculté, Kant avait encore montré par l'examen de divers ])roblèmes cjuel usage l'on pouvait et l'on devait faire des principes téléologiques. — Sa philosophie de l'histoire résultait avant tout, ainsi que nous l'avons vu, de la nécessité de supposer à travers les tendances antagonistes des hommes un progrès de l'humanité vers une fin certaine, à savoir l'avènement d'une constitution juridique universelle '. — En outre, dans les deux articles qu'il publiait à dix ans d'intervalle sur la question des races humaines", il continuait à aiïirmer l'impuissance de l'intelligence humaine à explii|uer mécaniquement l'origine de la vie ; il v soutenait (jue les facteurs dont résulte la diversité des races ne sont pas seulement les causes extérieures, mais bien plutôt des dispositions internes par les([uelles l'homme est capable de s'adapter aux dilTérences de climat et d'habitat. Ayant eu à subir là dessus maintes objections du naturaliste Ci. Forster qui, dans le Mercure allemand d'octobre et de novembre 178G. avait par surcroît défendu contre lui la possibilité d'expliquer par des causes physiques d'ordre géologic[ue l'origine des créatures vivantes, il répondit aux objections et à la thèse par un article de la même Revue sur V Usage des principes téléologiques e/i philosophie ' . Certes il accordait à Forster que la science de la nature ne doit recourir (ju'à des principes d'explication naturels ; mais il maintenait aussi que. 1 on satisfait mal à cette condition lorsqu un imagine en dehors de toute expérience des forces

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