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et qu elles peuvent fournir à la vertu dilatantes occasions de se produire, elles existent en nous sans que nous les ayons voulues; nous n'en pouvons cHre tenus pour responsables, tandis que le penchant an mal, si profondéinent qu d paraisse enraciné en nous, engage notre responsabilité Dira-l-on alors que le mal a sa cause dans une perversion de la raison, qui n'irait à rien moins (ju'à détruire pratiquement la législation morale originairemenl issue d'elle^ Aïais une action directe de Tétre raisonnable contre la raison, de l'être libre ccmtre la loi identique à la liberté ne saurait se concevoir: autant admettre une cause agissant sans loi. Si donc kant se refuse à admettre que le mal soit du uni(|uemenl à un certain manque de culture' ou à l'imperfection de notre savoir, il garde toutefois du rationalisme socratique, platonicien et leibni/ien cette idée, que la volonté de riioinme ne peut jamais délibérément poursnivre le mal pour le mal. Nul bomme, dit-il. même le plus pervers, et quelles (pie soient ses maximes, ne viole la loi dans un pur esprit de révolte: car à l'evistence de la' loi eorrespond en lui, nous l'avons vu, une disposition qui ne se laisse pas extirper.
Ainsi, pour l'explication du mal dans l'homme, la sensibilité contient trop peu, car elle ferait du mal un simple etaldammahté, et la raison contient trop, car elle ferait du mal un état diabohque. lleste donc que le mal s'explique par le rapport de la sensibilité et de la raison. Mais comment.-^ Que 1 homme soit également porté à accueillir en ui les mobiles qui lui viennent de la sensibilité et ceux qui lui viennent de la raison, cela se conçoit, puisque ces mobiles sont liés à des dispositions primitives: dès lors, si 1 on jugeait de ce qu'est riiomme par le contenu matériel des mobiles, on pourrait l'estimer à la fois bon et méchant ee qui ne saurait être. Cependant les mobiles de diverse espèce peuvent avoir entre eux une autre sorte de relation