‹ La philosophie pratique de Kant [microform]Chapitre 322 sur 345 · I. VII, p. i2-i5. — V. plus haut, p. 809, note · texte numérisé non relu

I. VII, p. i2-i5. — V. plus haut, p. 809, note

cas, la législation est essentiellement intérieure; c'est la législation morale. La législation juridique et la législation morale commandent souvent les mêmes actions ; mais suivant que c'est Tune ou l'autre qui commande, le mode d'obligation diffère. En tout cas la législation morale comprend des devoirs que la législation juridique ne connaît pas ; de plus, comme elle prescrit d'obéir à la législation juridique, elle fait indirectement des devoirs de droit des devoirs moraux *. Bien qu'il cherche à fixer les caractères spécifiques de la législation juridique, Kant n'en a pas moins une tendance très forte à en constituer le système sous l'empire de la législation morale ; il énumère didactiquement les concepts qui sont communs aux deux parties de la Métaphysique des mœurs ^-: la plupart sont des concepts que jusqu'alors il avait définis surtout en vue de la morale pure\

Abordons la doctrine du droit. Du droit il peut y avoir une connaissance soit rationnelle, soit historique. La connaissance historique du droit a pour objet les déterminations positives que la législation pratique extérieure a revêtues en certains temps et certains pays : mais elle ne peut répondre par elle-même à cet inévitable problème : qu'estce que le droit P Seule une connaissance rationnelle le peut, c'est-à-dire une exphcation systématique du droit naturel. Or, selon la raison, le droit ne concerne que le rapport extérieur et pratique des personnes entre elles, en tant que par leurs actions elles exercent les unes sur les autres une inlluence soit immédiate, soit médiate ; il ne détermine pas un rapport de la Uberté de l'un avec le désir ou le be-

Page 1