‹ La philosophie pratique de Kant [microform]Chapitre 326 sur 345 · I. VII, p. •'>7-7o · texte numérisé non relu

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LA DOCTRIINE DU DROIT -JO

actes constitutifs, qui sont la promesse et 1 acceptation. Cependant ni la seule volonté du promettant, ni la seule volonté de l'acceptant ne suffit à constituer le contrat : il faut la réunion des deux volontés. Mais comment est-elle possible .^ Dans Tordre du temps les déclarations des deux volontés ne peuvent que se succéder : qui garantira que la première ne s'est pas modifiée avant que la seconde se soit produite ? Mais ici il faut distinguer l'apparence sensible et la réalité intelligible. Selon l'apparence sensible, le contrat résulte de deux actes successifs ; dans la réalité intelligible, il n'est (pi'un seul et même acte. Ce que j'acquiers par contrat d'une autre personne, c'est une obligation qu'elle a à rem])lir envers moi, et cette obligation est finalement remplie par la livraison de la chose acquise, qui fait alors de mon droit un droit réel '.

Kanl a essayé de distinguer en les classant les diverses espèces de contrat. La division générale à laquelle il se réfère, et qu'il poursuit dans un nombre assez considérable de subdivisions, est celle du contrat gratuit (prêt, donation, dépôt), du contrat onéreux (échange, vente, prêt en nature, louage d'objet, louage d'ouvrage, mandat) et du contrat de caution (remise et acceptation de gage, fidéjussion, prestation d'otage) ".

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