‹ La philosophie pratique de Kant [microform]Chapitre 331 sur 345 · VII, p. i4o · texte numérisé non relu

VII, p. i4o

4. VII, p. i35. — Dans son article IJehcr den Cemeinspruch, etc., où il discute directement la doctrine de Uobbes, Kant paraît un peu plus préoccupé

ri6 i-V l'iiirosopuiF rnATioiE de kant

Ce qui reste constant à travers les indécisions ou le vague de sa pensée, c'est qu'il ne saurait y avoir aucun droit de révolution, et que, si une révolution se produit, elle ne doit atteindre (]ue le pouvoir exécutif, non le pouvoir législatif ; c'est ensuite qu'il y a des réformes nécessaires et légitimes qui [)ermettent de porter remède aux vices d'une constitution. Par (pii ces réformes doivent-elles être faites;^ Par le souverain, non par le j)euple, s'il s'agit d'un changement dans la constitution, destiné à la meltie davantage en harmonie avec l'idée du contrat primitif. Mais s'il s'agit d lin chani^ement dans la forme du gouvernement, le sou- Acrain n a pas le droit de faire passer 1 Etat de la forme existante à l'une des deux autres, quelle qu elle soit; car en . cela il commettiait une injustice envers le peuple, qui pourrait ne pas vouloir le nouveau gouvernement qu'on lui donne".

Kant s'appli(pie ?i définir en détail les principaux droits du souverain. Nous avons vu ipie le droit de propriété se fonde sur une possession counnune originaire. A ce titre, le chef de l'Etat peut cire considéré comme le propriétaire éminent de tout ; mais pour le même motif il ne peut pas axâr (le propriété privée, car qu'est-ce (|ui l'empêcherait alors dr l'étendre sans limites de façon à avoir sous lui, non j)as des sujets, mais de simples serfs attachés à la glèbe? — 11 a le droit de lever lesimpots de diverse nature, avec le cousenlcnient du peuple toutefois, de faire des

qu'ici d'assurer une expression puhlifjue des droits du sujet vis-à-vis du souverain. Le sujet docile, dit il, doit admettre que son souverain ne veut lui inlliger aucune injustice ; mais il peut supposer quand il se croit lésé que le souverain se trom[>e ; car admettre que le souverain ne se (rompe jamais et qu il sait tout, ce serait faire de lui un inspiré, hors do la condition humaine. Donc le sujet, de l'agrément môme du souverain, doit avoir la iacullé de rendre publique son opinion sur ce cjui dans les décrets rendus et les mesures prises lui paraît injuste : la liberté d'écrire, limitée [)ar le respect de la constitiition, tempérée par la réserve des écrivains, est le plus sur garant des droits du peuple, il faut qu'un esprit de liberté rende dans la cité l'obéissance des sujets plus aisée et la conduite du souverain plus éclairée. \i, p. 336-33".

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