Ml, j
:i. \ IF, [1. 3(ji>-4<)8.
LA DOCTRINE DE LA VERTT
chacun libre de donner à ses actions le but ,,u. lu. convient ; elle ne détermine « priori que la règle de ces ac Uons, a savoir que la liberté de l'agent puisse s accorder selon une loi unil-erselle avec la liberté des autres ; au contrau^. a Doctrine de lu vertu .léterminc connue objet de la volonté une fin de la raison pure (luclle présente comme objectivement nécessaire, cest-à-dire comme un devon- pour nous^ Ce nest pas à dire .,u'ellc parte des fins (lue 1 homme se propose naturellement pour les convertir en devoirs : c es plulôt pour ne pas laisser la volonté sous 1 empire de ces fint subjectives quelle part du devoir pour en d duire des fins objectives. Le concept dune fin qui est en même temps un devoir est essentiel à la Doctrine de lu vertu ■
Il résulte de là que le principe suprême de la Doctrine de la vertu est synthétique, tandis que le principe suprême de la Doctrine du droit était analytique : en efTct la notion du droit n implique qu'un accord de la l.berte avec ellemême, sans relation de cette liberté à des objets, et elle ne fait intervenir la contrainte , pie conrme un obstacle al obstacle rencontré par la liberté ; au contraire la /;oc/r,.e de la vertu unit le concept de liberté à celui de fin en s appuyant sur cette idée, que la raison pratuiue, étant la faculté des fins, ne peut sans se remer laisser celles-ci inde-
terminées ^ . t A\,,,n
Les fins qui sont en m^^me temps des devoirs sont, d une pari la perfection de soi-même, d'autre part le bonheur d'autrui. On ne peut intervertir le rapport des termes et .e.^arder comme fins morales, soit son bonheur propre, soU la perfection de ses semblnbles : car ce cp. on recherche inévitablement, comme son bonheur personnel, ne saurait cire un devoir, le devoir étant toujours une con nuMle
en vue d une lin assumée à contre-cœur: en outre la perfectio.» dautrui ne peut élre cp.c Vœuvre directe d autrui, car la perfection implique pour le sujel iyyu veut la posse-