‹ La philosophie pratique de Kant [microform]Chapitre 341 sur 345 · MI, p · texte numérisé non relu

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LA DOCTRINE DE LA VERTU

Ainsi, c'est négliger ou détruire en nous une tendance favorable à la moralité (|ue de ne pas savoir éprouver un plaisir désintéressé dans la contemplation des beaux cristaux, des belles plantes, que de faire soullVir inutilement les animaux. 1) un autre coté, si nous n'avons pas précisément de devoirs envers Dieu, nous n en devons pas moins, en vertu dune idée qui provient de notre raison, considérer nos devoirs comme s ils étaient des commandements divins. De la sorte les prétendus devoiis en \ ers des êtres inférieurs ou supérieurs à nous sont au fond des devoirs envers nous-mêmes ; il y a ici une amphibolie des concepts de réflexion moraux ' .

Les devoirs des hommes envers leurs semblables se divisent en deux grandes espèces : les uns ont pour caractère de créer une obligation chez ceux envers qui on les remplit : ils sont méritoires ; les autres ne sont pour ainsi dire que la dette payée à la dignité de la nature humaine : ils sont obligatoires ; mais en eux-mêmes ils sont les uns et les autres des devoirs catégoriques. Les premiers sont des devoirs d'amour; les seconds sont des devoirs de respect. L'amour et le respect peuvent, semble-t-il, exister séparément, puisqu'on peut aimer son prochain même quand on le jugerait peu digne de respect, et le respecter même quand on le jugerait peu digne d'amour; cependant ils doivent toujours être unis au moins de telle sorte cjue si l'un des deux domine, l'autre s'\ joigne accessoirement. Us sont dans le monde moral ce (jue l'attraciion et la répulsion sont dans l(^ monde matériel : par l'amour les bommes se rapprochent les uns des autres : par le respect ils se tiennent à distance les uns des autres. Que l'une de ces deux grandes forces moiales vienne à mampier : on pourrait dire, en appli(pianl une parole de llalh^*. (pie le néant (Migloutirait

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