‹ La philosophie pratique de Kant [microform]Chapitre 40 sur 345 · I. II. |). 8^-8;; n q · texte numérisé non relu

I. II. |). 8^-8;; n q

CRITIQUE DES CONCEPTS MORAl.t

d agir selon les principes de l'obligation : il sera bienfaisant de quatre degrés. Cependant l'action du premier a une valeur morale supérieure à celle du second. « Il est donc impossible aux hommes de conclure avec certitude le de<^ré des intentions vertueuses des autres d'après leurs actions Celui-là s'est réservé à lui seul le jugement, qui voit au plus profond des cœurs '. » Ainsi, dénonçant l'altération que lait subir à la moralité un rationalisme trop exclusivement logique, Kant restilue d'une part la réalité des oppositions morales et découvre d'autre part, comme le seul principe qui permette de qualifier la conduite humaine, Yinlention du sujet agissant.

Si Kant, dans son effort pour atteindre le réel à travers les déterminations de la pensée, oppose aux relations logiques un cerlain ordre de relations mallicmatiques, il n'oub le pas cependant que la perpétuelle tentation des métaphysiciens a été de modeler sur les mathématiques la connaissance phlhxsophique, et il signale l'erreur qui vicie ces essais de rapprochement. Dans son Élude sur l'évidence des principes de la lhéolor,ie naturelle et de la morale ' il montre que les mathématiques possèdent leurs définitions à origine même de leurs démarches, parce qu'elles les établissent par voie de synthèse et de construction, tandis que la métaphysique ne peut posséder les siennes qu'au terme de ses recherches, étant obhgée pour les constituer de procéder à une analyse du donné. L'objet des mathématiques est (folie aisé et simple par comparaison avec l'objet de la inelaphysique. Par exemple, « fo rapport d'un trilhon à 1 unité se comprendra très clairement, tandis que les philosophes n'ont pas encore pu jusqu'à aujourd'hui rendre in-

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Delbos.

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