CRITIQUE DES CONCEPTS MORAUX
tolligihle le concept de la liberté en le ramenant à ses unités, c'est-à-dire à ses concepls simples et connus'. » De même encore, s'il est possible de déterminer avec certitude le concept de Dieu pris en lui-même, dans ses allribuls immédiatement nécessaires, l'bésitation connnencc cpiand il s'agit de délinir le rapport de ce concept avec les réalités contingenles. (( Partout où ne se rencontre pas un analof/uedc la contingence, la connaissance métapbvsique de Dieu peut être très certaine. Mais le jugement sur ses actions libres, sur la Providence, sur les voies de sa jusiice et de sa bonté, élant donné qu'il y a encore une conlVision extrême dans les concepts que nous avons en nous de ces déterminations, ne peut avoir dans cette science qu'une certitude a|)pro\imalive, ou qu'une certitude morale". » luUtaclier le réel à la raison : voilà le problème. La solution idéale serait celle qui fournirait à la métapbysique mie métbode semblable à celle (pie \e\vton a introduite dans la science de la nature, et qui a renqjlacé le décousu des bypotbèses pbysi(pies par un procédé certain dont l'expérience et la géométrie sont la base '.
Uii éclate bien rinq)uissance du rationalisme ordinaire, c'est quand il s'agit de systématiser le réel sous les principes (pi'il admet comme premiers. (Irusius a justement souleim que de princi[)es formels connue le principe d'identité ou le principe de contradiction on ne peut déduire aucune vérité déterminée, (ju'il faut donc admettre à coté d'eux des principes matériels, source véritable du savoir \ La reconnaissance et l'établissement de ces derniers principes sont la grande allàire, et l'on peut bien le voir dans les questions morales. Ainsi les deux concepls moraux essentiels admis par l'école de WolIV. le concept d'obligalion et