‹ La philosophie pratique de Kant [microform]Chapitre 42 sur 345 · I. Ueher die Deutlichkeil, 11, p · texte numérisé non relu

I. Ueher die Deutlichkeil, 11, p

a. Il, p. 3o5.

3. Introduclion, II, p. 383; II, p. îïQO. — « f^a niélapliYsiquc o4 saFis contredit, entre tous les modes du savoir humain, le plus im[)orlanl ; mais une m*'laph}sique est encore à écrire. » II, p. 291.

le concept de perfection, ne sont rigoureusement définis, ni dans leur sens, ni dans leur usage. On doit faire ceci ou cela, ne pas faire ceci ou cela : telle est la formule la plus générale de toute obligation. Or ce terme « on doit » est susceptible d'une double acception. Ou bien il signifie que Ton doit faire quebme cbose comme moyen si l'on veut quelque autre cbose comme fin : ou bien il signifie que 1 on doit iaire immédiatement et sans condition quelque cbose comme fin. La première sorte de nécessité n'est pas rigoureusement une obligation, c'est une nécessité, dit Ivant, problématique, la nécessité d'user de tels moyens pour atteindre telle fin, de tracer deux arcs de cercle pour couper une ligne droite en deux parties égales : il se peut que selon ce type de nécessité, on ramène la morale à la pratique des moyens qui assurent le bonheur; mais dans ce cas il ne faut pas parler de morale obligatoire, La seconde sorte de nécessité, que Kant appelle légale, contient en soi la fin à réaliser: ne recevant son sens ni sa valeur d'aucune condition étrangère à elle, elle ne peut être qti'indémontrable dans sa vérité. (Test là son caiactère intrinsèque, inaliénable ' . Alors même que l'on essaierait de la rattaclier à l'idée que je dois suivre la volonté de Dieu, ou que je dois travailler à réaliser l'entière perfection, elle ne peut prescrire l'action que comme immédiatement nécessaire \ Ainsi cette critique du concept d'obligation aboutit déjà à la distinction de ce que kant nommera plus tard les deux espèces (ï impératifs, les impératifs hypothétiques et les impératifs catégoriques.

Qu'est-ce qui détermine le contenu de l'obligation ? N'estce pas la perfection des actes à accomplir ? Certes on peut dire en un sens que la règle, d'après laquelle je dois accomplir l'action la plus parfaite dont je suis capable, éviter l'action qui est pour moi un obstacle à la perfection la plus grande, est le premier principe de toute obligation; mais,

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