‹ La philosophie pratique de Kant [microform]Chapitre 68 sur 345 · I. Il, p. Va2-Z\Z · texte numérisé non relu

I. Il, p. Va2-Z\Z

PRESSENTIMENTS D^UlNli METAPHYSIQUE NOUVELLE 187

De ce que Kant a développé ces pensées en les rapprochant des visions de Swedenborg suit-il en effet qu'il les ait jugées en lui-même de nulle portée ' .^ Il semble qu'on ait exagéré le sens négatif de son ironie, trop pris à la lettre sa profession de se divertir". Qu'il ne veuille point admettre la prétention de SAvedenborg à recevoir des révélations sensibles du monde des esprits, ceci ne peut guère être contesté sérieusement^ : qu'il soutienne nettement 1 impossibilité de saisir par une intuition appropriée l'existence d'un monde situé hors des limites de notre expérience, cela est encore certain, et l'on peut ajouter que pour lui la raison ne fait que rêver quand elle croit apercevoir la nature et les rapports des êtres qui peuplent le monde inteUigible ; mais le rêve est moins sans doute dans la suite des conceptions qu'elle développe et qui répondent à un plan systématique que dans la puissance spontanée d'illusion qui leur attribue une sorte de vérité sensible et une certitude matériellement démontrable'. C'est un jeu, si l'on veut, que cette philosophie secrète de Kant, mais dans un sens qui n'est peut-être pas si éloigné de celui que Leibniz donnait un jour au (( jeu » de sa Théodicée : (( Il ne convient pas

-, Geschichte der neuern Philosophie, H, i, p. 27G. 'ticiilicr s'est éle\é contre Topinion de Runo Fischer qui

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