‹ La philosophie pratique de Kant [microform]Chapitre 78 sur 345 · LA PRÉPARATION DE LA CRITIQUE · texte numérisé non relu

LA PRÉPARATION DE LA CRITIQUE

Etre unique, ou comprend qu'elles autorisent l'espoir, énoncé hypothétiquement dans les Rêves, d'appuyer les convictions morales sur un fondement rationnel '. Au fait, nous voyons kant réagir avec vigueur contre la tendance extérieurement très manifeste qu'il avait eue à chercher le principe de la moralité hors de la raison, développer au contraire la tendance plus invisible et plus intime qui 1 avait porté déjà à découvrir dans ce principe, même quand il l'appelait du nom de sentiment, des caractères d'universalité. Il allirme nettement (pie les notions morales sont des connaissances intellectuelles, qu'elles viennent, non de l'expérience, mais de l'entendement pur ". Tl con-: damne avec une sévérité très sommaire les moralistes anglais dont il s'était inspiré : ce La Philosophie momie, en tant qu'elle fournit des premiers principes de jufjement, n'est connue que par l'entendement pur et fait elle-même partie de la philosophie pure ; Epicure qui en a ramené les critères au sentiment du plaisir et de la peine, ainsi que certains modernes qui l'ont suivi de loin, Shafteshury par exemple et ses partisans, sont très justement sujets à la critique ^ » Voilà donc, énoncée par Kant, l'idée au nom de laquelle il combattra toutes les morales qui ne se fondent pas sur la seule raison pure : tout sentiment, dira-t-il plus tard, est sensible \ A coup sur cette nouvelle adoption explicite

1. L'idée d'un monde intellij^'ible, en exjirinnant le maximum de ce que peut concevoir la raison, devient par là une sorte d'exemplaire. « En toute espèce de choses dont la cpianlité est variable, le maximum est la mesure commune et le principe de la connaissance. Le maximum de la perfection s'apjtelle maintenant l'idéal ; pour i^laton c'était l'idée (comme son idée de la République). » II, p. /|(>3.

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