‹ La philosophie pratique de Kant [microform]Chapitre 81 sur 345 · I. Iljid · texte numérisé non relu

I. Iljid

composer avec quelque détail un ouvrage intitulé : [.es limites de la sensibilité et de la raison, qui doit contenir le rapport des concepts fondamentaux et des lois déterminés pour le monde sensible, en même temps que l'esquisse de ce (lui constitue la nature de la doctrine du goût, de la métaphysique et de la morale. Pendant l'hiver j'ai recueilU tous les matériaux en vue de ce travail, j'ai lout passé au crible, tout pesé, j'ai ajusté toutes les parties entre elles, mais ce n'est que dernièrement que j'ai achevé le plan de l'ouvrage'. » Dans une lettre du u février i77'>., après avoir rappelé qu'il s'était efforcé d'étendre à la philosophie tout entière les considérations dont 11 avait disputé avec Marcus Herz, il ajoutait : a Dans la distinction du sensible et de l'intellectuel en morale, et dans les principes (pii en résultent, j'avais déjà depuis longtemps poussé mes recherches assez loin. Déjà même depuis longtemps j avais retracé de façon à me satisfaire suffisamment les principes du sentiment, du goût, delà faculté de juger, avec leurs elfets, l'agréable, le beau, le bien, et je me faisais le plan d'une œuvre qui aurait pu avoir un titre comme celui-ci : Les limites de la sensibilité et de la raison. Je la concevais en deux parties, l'une théorique, l'autre pratique. La première contenait en deux seclions : iMa phénoménologie en général; 2" la métaphysique, mais seulement dans sa nature et dans sa méthode. La seconde contenait de même ces deux sections : i" les j)rincipes généraux du sentiment, du goût et des désirs sensibles ; 2" les premiers principes de la moralité. Tandis que je parcourais méthodiquement la première partie dans toute son étendue, et en suivant les rapports réciproques de toutes les parties, je remarquais qu'il me manquait encore ijuclque chose d'essentiel, quelque chose que dans mes longues recherches métaphysiques j'avais, tout comme les autres, négligé, et qui constitue en réalité la clef de tous les mystères de la métaphysique, jusque-là encore obscure

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