I. Drief^veclisel, 1, p
LA PIIILOSOniIE PRATIQUE DE KA>T
pour ellc-mcme. Voici en elTel ce qiiejc me demandais : sur quel fondement repose le rapport de ce que l'on nomme en nous représentation a lobjot'? » C'était là, nettement posé, le problème dont la CrU'uiue devait apporter la solution : problème qui tient, selon la remarque de Kant, à ce que l'entendement liumain, d'un coté, ne reçoit pas ses représentations des objets, mais, de 1 autre, ne créepasnon plus comme 1 entendement divin, des objets par ses représentations, a sauf en morale les fins cpii sont bonnes" ». Cette dernière restriction révèle bien la tendance de Kant à admettre une causalité inconditionnée du vouloir au-dessus delà causalité conditionnée de l'entendement tliéorique. En tout cas. dans le plan de ce qui est déjà appelé une criticpie de la raison pure, la distinction est bien manjuée entre la connaissance tliéorique et la connaissance pratique, en même temps qu'est catégori(piementanîrmélecaractère intellectuel, non empirique, de celte dernière. Kant se croyait en état de publier la première partie de cette (euvredans un délai d'environ trois mois \ Près de deux ans après, vers la fin de 1773, il e\pli(piait pourquoi rienn en avait encore paru ; au lieu de se laisser aller, par « démangeaison d'auteur », à chercher et à entretenir une notoriété facile, il aimait mieuv poursuivre jus(pi'au bout, sans en distraire prématurément des parties, l'œuvre de rénovation complète et méthodique qu'il avait entreprise.il espérait beaucoup d ailleurs de ce grand elfort : il pouvait dire en confidence à un ami, sans être soupçonné de fatuité extréïne, qu il alhiit engager la philosophie dans une voie où elle pouvait se développer régulièrement par des procédés cpn* lui vaudraient la considération du mathématicien le plus pointilleux, et où elle apparaîtrait infiniment plus avantageuse à la religion et à la moralité. Sachant que Herz avait en projet un travail sur la n.vjrale, il ajoutait : « Je suis désireux de voir paraître votre